22/08/2007

Les côtes de porcelet à la Caracole

oignon1    Je vous donne à tester aujourd'hui une recette proposée par M. Léonard, chef du restaurant "Les Marronniers" à Warnant, puis, les jours prochains, nous irons visiter la brasserie artisanale qui produit cette bière.
  • Cuire 3 à 4 côtes de porcelet à la poêle.
  • Quand elles sont cuites, réservez-les au chaud.
  • Dégraissez.
  • Déglacez avec 25 cl. de bière Caracole.
  • Ajoutez 2 cuillierées à soupe de fond brun. (A défaut, utilisez une cuillierée à café de fond déshydraté du commerce, moins efficace au goût).
  • Ajoutez 4 cuillerées à soupe d'échalotes hachées (ou oignons).
  • Réduire presque à glace (c'est-à-dire très épais).
  • Crémez avec 25 gr. de crême fraîche allégée.
  • Assaisonnez (sel, poivre).
  • Réduire de nouveau à la consistance voulue.
  • Rectifiez l'assaisonnement.
  • Dressez les côtes nappées de sauce.
  • Garnir selon votre goût (par exemple: cressonnette, pommes au four, ...)

Recette proposée par M. Léonard, chef du restaurant "Les Marronniers" à Warnant.

                                                                                                                                              Bon appétit...

07/08/2007

Le démontage de la voie vicinale Lesves - Warnant

part8 chap8 01 Warnant schéma SNCV pg 162    Le shéma ci-contre nous montre la disposition des voies du vicinal qui prenait naissance en face de la cour à marchandises de la gare de Warnant. La SNCV y disposait d'un faisceau de trois voies permettant la manoeuvre des wagons de marchandises en vue d'un transbordement éventuel. Pour ce faire, une voie du chemin de fer de l'Etat longeait la clôture du domaine du chemin de fer, parallèlement à une des moies métriques du faisceau vicinal.

part2 chap3 18 Warnant pa pg 48   Des autobus de substitution prirent le relais des derniers trams encore en circulation sur le tronçon de ligne de Lesve à Bioul en date du 4 mai 1953. Le tronçon de Bioul à Warnant obtint un sursis de quelques années encore grâce à la présence du raccordement des sablonnières de la firme Satersi qui expédiait encore 26.000 tonnes de sable vers la gare de Warnant, soit un volume de trafic suffisant pour justifier le maintien de la ligne vicinale. Les voyageurs purent donc profiter encore, pendant quelque temps, de ce moyen de transport en prenant place dans les autorails qui tractaient les wagons de sable.

    La ligne sera définitivement fermée au trafic en date du 02/11/1960, après que la société Satersi, propriétaire de trois exploitations sur la ligne, ait fait connaître son intention d'acheminer par camions le sable jusqu'à la gare de Warnant.

                                                                                                                                          Fin.

06/08/2007

Les différents clients raccordés à la ligne vicinale

La carrière des "Blancs Cayaux" (km 10,974).

    Cette carrière exploitée par Mme Van Belle, industrielle à Bruxelles fournissait un volume de plus de 1000 tonnes de pierres qui servait de matière première pour les émailleries verreries et faïenceries.

    Le raccordement consistait en une voie limitée par un heurtoir, parallèle à la ligne vicinale.

La sablonnière Vigneron (km 10.110).

    Ce raccordement d'une longueur de 60 mètres, à une seule entrée protégé par un heurtoir, a été construit en 1929 pour l'expédition du sable amené de la sablonnière par une voie Decauville, pour une partie sur une assiette supportée par des piliers de béton.

    L'exploitation fut reprise en 1939 par la firme Satersi et dorénavant dénommée "Satersi III". Le volume annuel exporté au départ de ce raccordement était d'environ 1000 tonnes.

Les sablonnières de la "Terre aux fagots" (km 9,831).

    Un raccordement à deux entrées d'une longueur de 90 mètres fut construit en 1930, pour assurer le transport du sable extrait de deux carrières mises en service dans un champ à proximité de la voie ferrée. Le déchargement des wagonnets de l'exploitation s'effectuait au départ du mur de soutènement du terrain de l'exploitant.

La sablonnières de "Campagne du Pairoir" (km 7,429).

    Le raccordement à une seule entrée et protégé par un heurtoir comportait 400 mètres de voies permettant de ceinturer la carrière sur deux de ses côtés. On comptait pour la période de 1958-1959 un volume de 9000 tonnes de sable expédié par le vicinal.

    Cette exploitation dénommée "Satersi I", fournissait, au même titre que d'autres sites de la région, l'usine de la société Satersi implantée à Florennes et qui produisait des sables et silex pour l'industrie.

La sablonnière de "Gerlin" (km 7,170).

    Un second raccordement, d'une longueur de 145 mètres fut mis en service en 1958 à proximité de la grange du moulin de Bioul-Rouchat. Comme nous le verrons plus loin, à cette époque, la voie était déjà démontée  entre Lèves et Bioul. Il fallut donc la rétablir sur l'assiette du vicinal. Le sable amené par camion du lieu d'exploitation était déversé directement dans les wagons au départ d'un mur de soutènement construit le long de la voie.

    Ce raccordement dénommé "Satersi II" fournit au transport, pour la période 1958-1959, un volume annuel de 16.000 tonnes.

La carrière de grès de "Romiée" (km 4.820).

    En 1908 fut établi un raccordement d'une longueur de 90 mètres décrivant un léger arc de cercle et encadré d'un heurtoir à chaque bout. Il était raccordé, en son milieu, à la voie principale du vicinal au moyen d'une bretelle.

    En 1921, suite à l'extension du site d'exploitation, le raccordement fut prolongé en direction de la carrière pour atteindre une longueur de 140 mètres. l'embranchement était dorénavant à double entrées.

La carrière de grès des "Auges de Besinne" (km 4,400).

Tram rac Debras Besinnes    Etabli dès 1908, le raccordement était à double entrées et d'une longueur de 105 mètres. En 1930, après la construction d'un quai de chargement de cinq mètres de hauteur, le raccordement fut modifié. Il fut prolongé le long du quai et ne disposa plus que d'une entrée vers le vicinal. Les wagonnets étaient déversés directement dans les wagons de la SNCB. Les expéditions s'effectuaient tantôt vers St-Gérard, tantôt vers Warnant pour rejoindre le réseau de la SNCB.

                                                                                                                                          (à suivre...)

05/08/2007

Un horaire de 1913 de la ligne Warnant - Lèves

546

Warnant  -  Lesves

 

Km

371

373

375

377

379

381

Warnant

Station-Etat

0

7.10

8.21

11.23

------

17.00

19.47

Village

2

7.20

8.30

11.33

------

17.10

19.57

Bioul

Carrière Mutsaarts

6

7.31

8.41

11.45

____

17.22

20.09

         Station

7

7.35

8.45

11.49

14.30

17.26

20.13

         Village

7

____

8.48

11.52

14.33

17.29

20.16

         Ronchat

8

------

8.53

11.57

14.38

17.34

20.21

Arbre

Neffe (station)

9

------

8.57

12.01

14.42

17.38

20.25

          

Besinne (Carrière)

11

------

9.03

12.08

14.49

17.45

20.32

           Station

13

------

9.07

12.12

14.53

17.49

20.36

Lesves Les Anges

16

------

9.23

12.26

15.07

18.03

20.50

            Station

18

------

9.30

12.33

15.14

18.10

20.57

Bioul (route de Salet F, Pairoir F);  Arbre (Marlagne F);  Lesve (Fond de Lesve  F)

 

546

Lesves  -  Warnant

 

Km

370

372

374

376

378

380

Lesves Station

0

4.55

-----

10.00

12.45

15.35

18.32

Les Anges

2

5.02

-----

10.07

12.52

15.42

18.39

Arbre Station

5

5.16

----

10.21

13.05

15.56

18.53

Besinne (carrière)

7

5.20

-----

10.25

13.08

15.59

18.56

Neffe (station)

9

5.27

-----

10.32

13.14

16.05

19.02

Bioul Ronchat

10

5.31

-----

10.36

13.18

16.09

19.06

Village

11

5.36

____

10.41

13.23

16.14

19.10

Station

11

5.39

7.40

10.44

13.25

16.16

19.13

Carrière Mutsaarts

12

5.43

7.44

10.48

____

16.20

19.17

Warnant Village

16

5.55

7.55

11.00

-----

16.30

19.29

Station

18

6.05

8.05

11.10

-----

16.40

19.37

Bioul (route de Salet F, Pairoir F);  Arbre (Marlagne F);  Lesve (Fond de Lesve  F)

    Des quatre trajets prévus à l'horaire de 1913, il n'en restait plus que deux, vingt-cinq ans plus tard, puis, après la guerre, on réinstaura les cinq parcours (quatre les dimanches), mais des bus furent mis en circulation en remplacement de certains autorails.

                                                                                                                                           (à suivre...)

04/08/2007

Le parcours de la ligne vicinale Warnant - Lesves

    Du terminus, situé face à la gare de Warnant, le vicinal empruntait une portion de voie en forme de « S » inversé au cours du premier kilomètre afin de compenser une dénivellation de 30 mètres.

    Au cours des dix premiers kilomètres, le tram gravissait donc les courbes de niveau en passant par le village de Warnant, la carrière de Spaugnes, le Promontoire, puis la voie  décrivait une courbe en épingle à cheveux avant de longer le ravin à hauteur de Salet. En cet endroit, l’assiette du vicinal, à flanc de coteaux avait dû être taillée à l’explosif dans le roc. Sept cent mètres plus loin, la voie débouchait du bois près des carrières des « Blancs Cayaux ». Le tram poursuivait encore son ascension, à travers la campagne au sud de Bioul, pour atteindre ensuite la gare de Dry-le-Mont.

    A ce moment, la pente s’inverse et, après avoir décrit une large boucle, le tram arrivait à la gare de Bioul-Centre en faisant fi des plissements de terrain, tantôt s’enfonçant dans une tranchée, tantôt empruntant un talus.

    A la sortie du village, le vicinal traversait le ruisseau, « le Bioul » au lieu-dit "Pairoir". Près d’un kilomètre après avoir laissé derrière lui l’arrêt de "Bioul-Rouchat", le tram enjambait la rivière "Burno", puis en suivait le cours jusqu’à la station de pompage de Bioul, où il changeait de berge. Entre-temps, on était passé devant la gare de "Neffe-Duve".

    La voie se dirigeait alors vers la ferme de Romiée et longeait les carrières d’Arbre. Après avoir retraversé une dernière fois le Burnot, elle quittait la vallée pour remonter ensuite jusqu’à son point de rencontre avec la ligne vicinale reliant St-Gérard à Namur.

Lesves gare SNCV    Une pente raide amenait les voyageurs à travers le bois ; le tram passait ensuite sous la voirie et empruntait une tranchée qui l’amenait à la gare d’Arbre. Puis, pour réduire la pente, à trois kilomètres de l’arrivée à Lesves, la voie décrivait une large courbe avant de suivre le "Fond de Vau de Marlagne". A partir de ce moment le parcours devenait plat et en ligne droite pour couvrir le dernier kilomètre jusqu’à la jonction avec l’autre ligne.

                                                                                                                                          (à suivre...)

03/08/2007

La ligne vicinale Warnant - Lesves

part2 chap3 16 Warnant ext tram pg 47    Par Arrêté royal du 15/11/1902, la SNCV obtenait la concession pour la construction d’une ligne vicinale, longue d’une quinzaine de kilomètres, partant de la gare de Warnant et allant se greffer sur la ligne reliant les stations de St Gérard et de Namur, au lieu-dit « Les Anges ».

    Le coût estimé à près d’un million de francs était supporté pour moitié par l’état, pour un tiers par la province et pour le reste par les différentes communes traversées, suivant une clé de répartition établie proportionnellement par rapport à la distance parcourue sur leur territoire et au nombre d’habitants de chaque localité.

    Le 31 décembre 1903, les dépenses de premier établissement de la ligne, qui portait le numéro d'ordre 123, s'élevaient déjà à 26.415,21 francs

    Le terrain relativement accidenté nécessita l’aménagement de l’assiette par l’établissement de tranchées, remblais et lacets pour rendre la ligne praticable au vicinal. La différence de niveau entre la cote la plus basse (gare de Warnant) et la plus haute du parcours (au sud de Bioul) est de 142 mètres!

    La mise en exploitation de la ligne s'effectua en plusieurs étapes, en raison des difficultés rencontrées. Une première section reliant Lesves à Bioul fut ouverte au transport des marchandises le 21 octobre 1908 et le 05 décembre de la même année pour le transport des voyageurs.

    La seconde section ne fut mise en exploitation qu'au 01/04/1909.


    Ce compte rendu est inspiré de la plaquette réalisée par M. Jean CLOSSET, largement documentée et illustrée et toujours disponible dans les librairies spécialisées telles que "JOCADIS" (Tel.: 02/395.71.05).

    Les illustration figurant sur cette page ont été tirée de ce même ouvrage.

                                                                                                                                           (à suivre...)

02/08/2007

La famille des du Jacquier de Rosée

    La famille des du Jacquier de Rosée occupait des postes de maîtres de forges depuis plusieurs générations dans l'Entre-Sambre-et-Meuse. Un de leurs ancêtres, Collart Jacquis ou Jacquier prit en 1516 en "arrentement" du seigneur de Trélon, Louis de Blois, un fief à Eppe-Sauvage. {1} Ce fief comprenait notamment une grosse forge avec un marteau et des affineries.

Antoine L Jacquier de Rosée    En 1651, Laurent Jacquier, un de ses descendants, épousait Catherine Godart, la fille de Maurice Godart, maître de forges à Anthée et vint s'établir auprès de sa belle-famille. Il y exerça la profession de maître de forges. En 1674, il acheta la forge de l'Agnelée, ainsi que la terre de Rosée, en 1688. En 1705, il fut anobli par Philippe V et son fils Jacques Gabriel fut créé baron en 1726.

    Le petit-fils de ce dernier, Antoine-Laurent fit atteindre des sommets à  l'entreprise familiale. Il s'apercevait que les minières de fer dans l'Entre-Sambre-et-Meuse commençaient à s'épuiser et pensa à reconvertir son entreprise dans l'industrie du cuivre.  

    En 1787, il reçut de Joseph II l'autorisation de construire au village d'Anthée une batterie et une fonderie de cuivre. Il reçut en outre l'exemption des droits d'entrée sur le cuivre brut et les autres matériaux nécessaires au traitement du cuivre.

    Parallèlement à ses activités industrielles, Antoine-Laurent menait une carrière politique et était Député au corps législatif. Marié deux fois, il eut dix enfants.

    C'est son neuvième fils, Alphonse, né à Anthée en 1801, qui racheta Moulins en 1826 en vue d'y  fonder un laminoir à cuivre.


{1}  Eppe-Sauvage est située à la frontière franco-belge, au Sud de Beaumont

                                                                                                                                          FIN