19/06/2007

Les différents bâtiments

St gérard façade actu    A l'origine, les moines de Brogne vivaient modestement et ne disposaient que de constructions toutes simples: une église, un cloître et un logement ainsi qu'une ferme.

    Construite sur une élévation de terrain, aux abords d'une source, l'abbaye formait, à l'origine, un quadrilatère régulier. Une partie de ces bâtiments fut détruite au XVIIIe siècle. Il ne reste plus aujourd'hui, que l'aile méridionale flanquée de deux tronçons latéraux.

    En effet, les bâtiments de l'ancienne abbaye n'avaient plus été entretenus depuis le XVIe siècle. En 1750, l'évêque de Namur à qui appartenait l'abbaye, décida de la restaurer dans un style classique français relativement modeste, mais néanmoins équilibré. Il fallait donc quasiment tout reconstruire. La façade arrière de l'aile sud date de cette restauration. Une porcherie datant du XVIIe siècle vint compléter les bâtiments de la ferme.

    Les dessins et les peintures du début du XVIIe siècle représentaient déjà le complexe agricole tel que nous le rencontrons aujourd'hui. Tous les villageois étaient tenus de venir faire moudre leur blé et cuire leur pain à la ferme de l'abbaye. C'était là aussi qu'ils venaient se réfugier avec vivres et bétail lorsque, d'aventure, les seigneurs du voisinage ou des troupes de passage saccageaient la région.

    La crypte de l'abbaye, immense salle qui nous vient du XIIIe siècle, était située dans l'aile ouest de l'abbaye et était reliée aux autres caves par une place souterraine où, il y a quelques années, d'autres fondations ont encore été dégagées. Déblayée en 1919 et restaurée en 1959, cette crypte longue de 17 mètres et large de 9 mètres, constitue un très bel ensemble architectural. Trois colonnes d'un seul tenant forment des arches en pointe et la divisent en deux nefs de 3,50 mètres de hauteur.

Données pratiques.

Visites:

        Le restaurant propose aux visiteurs une cuisine traditionnelle et des spécialités préparées à partir des produits du terroir.

      La brasserie implantée dans la crypte propose ses "Assiettes de l'Abbaye", salades, planches de pain, desserts et glaces, le tout préparé dans les cuisines de l'abbaye.

        A ne pas manquer, les expositions proposées chaque année sur un thème différent.

        Banquets, événements, mariages séminaires ou soirées thématiques peuvent également être organisés dans les locaux de l'abbaye.

        L'abbaye propose encore des "week-end d'Hôtes"  en pension complète et boissons comprises.

Plan d'accès:

Brogne carte acces
 
 
 

 

 

 

 

 

 

Adresse:

  • Abbaye St-Gérard de Brogne, 3 place de Brogne à 5640 Saint-Gérard.
  • Tel.:             071/79.70.70
  • Fax.:            071/79.70.79
  • Restaurant:  071/79.70.71
  • Culturel:       071/79.70.72

Internet:

                                                                                                                                          FIN.

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18/06/2007

 L'abbaye au XXe siècle

La reconversion du monastère.

St Gérard Brogne abb. vue aérienne   En 1902, Arsène Martin, notaire à Saint-Gérard, acquit l'ensemble des bâtiments de l'ancienne abbaye et procéda à d'importants travaux de restauration.

    De 1903 à 1919, les Visitandines de Meaux, communauté religieuse chassée de France, prirent en location et vinrent habiter les locaux de l'abbaye de Saint-Gérard. Leur aumônier ne pouvant occuper les mêmes locaux, elles lui firent construire une habitation en contrebas.

    D'autres religieux français, des Assomptionnistes, vinrent les remplacer et convertirent l'abbaye en école de philosophie et de théologie, jusqu'en 1969. Lorsqu'ils s'en allèrent en 1974, la commune devint propriétaire des bâtiments, bien qu'ils n'avaient alors aucune affectation de prévue pour les locaux.

    Les Auberges de jeunesse prirent la relève et se chargèrent de la gestion de l'ancienne abbaye. Elle fut à nouveau livrée à l'abandon dans les années 80.

    En 1983, une association dénommée "A.S.B.L. Abbaye Saint-Gérard de Brogne" fut fondée par un abbé bruxellois, Gustave Stoop, dans le but de la restaurer. Les bâtiments avaient déjà subi une importante restauration en 1902 et en 1954. Cependant, les pères Assomptionnistes qui l'habitèrent durant plus d'un demi siècle n'avaient pas comme préoccupation première le respect des vieilles pierres et, parfois, le béton prit la place de la pierre lors des réparations.

    Trois projets furent mis sur pied:

  •  Un centre de rencontre: les bâtiments se prêtent à l'organisation de séminaires, vu qu'on y trouve la présence d'une centaine de lits, d'une cuisine et de nombreuses salles de réunion.
  • un centre culturel au travers d'expositions à vocation scientifique
  • Une entreprise d'apprentissage professionnel (EAP), sorte de centre de formation accueillant de jeunes travailleurs exclus des circuits traditionnels par manque de qualification scolaire.

St Gérard brasserie    L'A.S.B.L. a bénéficié de l'aide de la fondation Roi Baudouin et souscrit un emprunt de quelque € 371.840 qui lui ont permis de rénover entièrement plusieurs salles de séminaires et un restaurant doté d'une cuisine moderne capable d'aligner 400 repas.

 

Les différentes expositions.

st gérard expo   Depuis 1985, l'A.S.B.L. propose des expositions à thème de grande qualité scientifique, accessibles à tous, jeunes, seniors, familles, amateurs ou passionnés. Ces manifestations drainent chaque année quelque 40.000 visiteurs qui permettent d'asseoir la renommée de l'abbaye et de ses diverses activités.

    Cette année, et jusqu’au 11 novembre prochain, l’exposition a pour sujet la conquête de l’espace par l’homme et a pour titre : « Homo Orbitus, l’explorateur de l’espace ».

                                                                                                                                             (à suivre...)

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17/06/2007

Les problèmes religieux du XVIe siècle et leurs conséquences

Les problèmes religieux.

St Gérard Brogne pano NB    Le mouvement protestant, venant d'Allemagne, progressait rapidement vers le sud des Pays-Bas. Le roi d'Espagne, Philippe II, en accord avec le pape, décida la création de nouveaux évêchés dans les provinces du sud afin de soutenir la foi catholique du peuple et de s'opposer énergiquement à l'hérésie.

    Par une bulle pontificale datée du 12 mai 1559, 14 nouveaux sièges épiscopaux furent érigés, dont un à Namur.

Les conséquences financières pour l'abbaye.

    Le fonctionnement de ces nouvelles institutions créées de toute pièce nécessitait l'apport d'argent frais. Ce furent donc les abbayes qui durent subsidier les nouveaux évêchés.

    En 1569, Philippe II nomma l'évêque de Namur prieur de l'abbaye pour que glissent dans la bourse de l'évêché les plantureux revenus des moines. L'évêque de Namur reçut donc, en 1560,  l'autorisation de percevoir de l'abbaye de Floreffe, toute proche, une part de ses revenus. L'abbé de Floreffe parvint cependant, avec beaucoup de diplomatie et la promesse  d'une pension annuelle de 100 florins, à faire déplacer ce choix sur l'abbaye de Brogne.

    En 1566, le sort en était scellé. Le pape Pie V lui supprima son nom, son titre et sa dignité et accorda à l'évêque de Namur l'administration spirituelle et temporelle du monastère.

    L'administration du monastère fut confiée à de simples prieurs désignés par l'évêque. Privée des deux tiers de ses revenus, l'abbaye commença son lent déclin. De vingt membres, à la fin du XVIe siècle, elle n'en comptait déjà plus qu'une dizaine au cours des deux siècles suivants.

    Les évêques Englebert Desbois 1630 - 1651)  tenta cependant de redonner au prieuré un peu de la vitalité passée de l'abbaye. On tenta même de restaurer les bâtiments délabrés par manque d'entretien: le quartier abbatial, les écuries et le "jardin de l'évêque". A sa mort, son successeur se désintéressa de l'abbaye et tenta même de remplacer les moines par des Carmes.

    Louis XIV s'installa avec ses troupes à St-Gérard lors de son passage en 1680, ce qui permit aux moines de récupérer un tiers de leurs revenus et de leurs privilèges, notamment celui de pouvoir élire leur prieur. Il s'en suivit une période plus prospère.

    Sous l'épiscopat de Mgr de Stikland les conflits d'intérêt reprirent entre le monastère et l'évêché. Il fallut attendre la mort de l'évêque en 1740 pour que le calme se rétablisse jusqu'à la Révolution française. Des nouveaux plans furent tracés dans le style français en vogue au milieu du XVIIIe siècle.

La fin de l'ancien régime.

St Gérard Brogne ferme intérieur    De douze moines en 1792, ils n'étaient plus que deux en 1795. Les possessions de l'abbaye devinrent biens nationaux , furent lotis et vendus. En 1797, Jean Baptiste Paulée, un financier français racheta la plupart des bâtiments. Les moines durent se disperser et les reliques de St-Gérard disparurent.

    Malgré les protestations de la population, les autorités hollandaises ordonnèrent la destruction de l'église qui menaçait de s'écrouler et firent passer une nouvelle route à son emplacement. Celle-ci recouvrit le puits St-Pierre. Non seulement l'église abbatiale fut détruite, mais encore une bonne partie du quadrilatère claustral. Une autre partie des bâtiments formés par l'aile sud et le quartier abbatial fut aménagée par un notaire en maisons particulières.

                                                                                                                                            (à suivre...)

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16/06/2007

Les possessions de l'abbaye

Les sources de revenus.

St Gérard Brogne abbaye et ferme façade arr    A la fin du Xe siècle, les possessions de l'abbaye sont déjà très nombreuses dans l'Entre-Sambre-et-Meuse. Elle détient de nombreuses fermes et granges, notamment à Bossière, Denée, Lesves,  Maredret, Mettet, Montaigle, Sart-Saint-Laurent, ... Elle tire des revenus des carrières de pierre de Denée, de l'exploitation de la forêt de la Marlagne et de la pêche dans les eaux poissonneuses de la Molignée. Les habitants de la localité sont encore tenus de venir moudre leur grain au moulin de l'abbé et cuire le pain au four de l'abbaye.

    "Charles le Gros, empereur fait savoir qu'accédant à la demande du comte Robert et de l'évêque de Tongres Francon, de céder en propriété à Sanction une terre qu'il tenait en fief, il a donné à celui-ci dans le comté de Lomme, dans la villa appelée Maredret, un manse dominical avec vingt autres manses appartenant à l'église de Brogne que son fils Gérard, homme de vie vénérable, a restaurée en l'honneur de la croix, source de vie, et des princes apôtres. L'empereur a restitué, d'une part, à la même église de Brogne, sur le conseil de l'évêque Francon toutes les dîmes, tant des coutures que des autres manses de la villa de Maredret qui avaient été enlevées à la chapelle de Saint-Martin et de Saint-Sulpice située à Maredret et il ordonne que sa décision soit exécutée.

    Il décide que Sanction détiendra et possédera les terres précitées avec les dîmes grandes et petites et qu'il sera libre d'en faire ce qu'il voudra. Il confirme, en outre, à l'église de Brogne tous les droits de justice dans la villa de Maredret et dans les autres alleux de Sanction et de son fils, le seigneur Gérard, appartenant à la dite église. Afin que sa concession et sa confirmation soient mieux reconnues et observées plus attentivement à l'avenir par tous les fidèles, l'empereur confirme son acte de sa propre main et ordonne qu'il soit muni de son propre sceau.

                Palais d'Aix-la-Chapelle, le 28 octobre 887."

    Le comté de Lomme, dont il est question sur ce parchemin tiré du chartrier de l'abbaye de Brogne, n'est autre que le futur comté de Namur et "le manse dominical" est la réserve seigneuriale. Quand on parle de coutures, il s'agit des terres de cette réserve.

    Charles le Gros fut empereur d'Occident de 882 à 887 et roi de France de 885 à 887. L'acte reproduit ci-dessus n'est pas un original, il n'est pas muni du sceau; de plus, l'écriture n'est pas celle du IXe siècle, mais daterait plutôt de la fin du XIe siècle. De plus certains éléments chronologiques ne concordent pas avec les faits connus de la vie de Charles le Gros. Ce document est en fait une copie et a certainement été "remaniée" par un moine de l'abbaye de Brogne vers le XIIe siècle afin de faire remonter l'origine de leur abbaye à une plus haute antiquité. Ce faux ne serait pas le seul confectionné par les moines, à la même époque.

La façon de les dépenser.

    Toutes ces ressources permettent à l'abbaye de tenir une école pour les fils des seigneurs des environs. Les moines s'appliquent également à organiser des distributions de vivres aux pauvres des villages environnants qui se trouvent démunis des suites des intempéries et des maladies qui les frappent.

Les successeurs de St-Gérard.

    Trente-six abbés lui succèderont, dont peu d'informations nous sont parvenues. Plusieurs d'entre eux furent également abbés de l'abbaye de Lobbes, distante de près de 35 kilomètres.

Héribert: il fut le précepteur et chapelain de l'empereur d'Allemagne Othon III. Ce dernier visita l'abbaye de Brogne en compagnie du prince-évêque de Liège, Notger, en 992.

Gonthier: il fut le quatrième abbé de l'abbaye de Brogne. Il est connu pour avoir agrandi l'église abbatiale qui disposait dorénavant de trois nefs et six travées, d'une tour et d'un porche de style roman. C'est l'évêque de Liège, qui la consacra en 1038.

Robert: qualifié d'abbé bâtisseur, il gouverna l'abbaye de 1192 à 1221. Il restaura vraisemblablement la majeure partie de l'abbaye. Celle-ci connaissait, en effet, un nouvel élan au pèlerinage local, à la suite de la canonisation de son fondateur en 1131. Certains éléments du porche de la ferme fondée vers 1196 peuvent encore être admirés aujourd'hui. La Crypte, qui est également parvenue jusqu'à nous date de la même époque.

Guillaume de Graux: le 32e successeur de Gérard à la tête de l'abbaye dut vendre une partie des avoir du monastère afin de pouvoir construire la grande tour, le quartier des hôtes et de restaurer la tour de l'église qui avait été foudroyée au cours d'un orage.

Guillaume Caulier: il permit l'élargissement du cloître et l'élévation du choeur gothique en 1550.

Benoît de Mailly: il fut le dernier prêtre régulier et reconstruisit la ferme de la basse-cour et la grange. Il fit restaurer de nombreux bâtiments du monastère qui avaient subi d'importants dommages lors de la guerre avec la France en 1525.

                                                                                                                                            (à suivre...)

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15/06/2007

Un peu d'histoire

L'origine de Brogne.

St Gérard Brogne grav Remacle Leloup 1731    "Pour lors, le lieu s'appelait Broigne, et ce nom lui a été donné par suite de l'existence  d'une fontaine distante de l'abbaye, qui se nomme Brogniau, qui veut dire brune-eau... La place du lieu est belle et assez régulière et la principale entrée de l'abbaye qui y aboutit regarde le septentrion, mais le reste de l'abbaye envisage le midi".

    Ceci était l'hypothèse défendue par dom Massart, moine de l'abbaye et curé de la paroisse, concernant l'origine du nom de la localité, dans une description qu'il donnait de l'abbaye en 1711.

La fondation de l'abbaye.

St Gérard Brogne pano couleur    Gérard, jeune noble, fils d'une famille de riches propriétaires fonciers de l'Entre-Sambre-et-Meuse, naquit à Stave vers 890. Il était employé comme page à la cour de Béranger, comte de Namur. Il s'y entraînait au maniement des armes et venait, de temps en temps, s'adonner à la chasse sur les terres de ses parents, dans la forêt de la Marlagne. Ceux-ci y possédaient une exploitation agricole, un refuge pour les chasseurs et une chapelle.

        C'est là, au cours d'une de ces chevauchées qu'il reçut l'inspiration divine de fonder une abbaye. Alors qu'il se reposait à l'orée de la forêt, dans la vieille chapelle Saint-Pierre, le saint patron du lieu lui aurait suggéré d'édifier un sanctuaire au même endroit, d'y placer les reliques de Saint-Eugène et de fonder un monastère.

    Gérard de Stave se rendit à Paris, où il reçut une formation de moine bénédictin. En 919, il ramena de l'abbaye de Saint-Denis les reliques de Saint-Eugène qu'il plaça dans l'église paroissiale de Brogne. Douze moines français l'avaient accompagné. Il fit ensuite construire, à proximité de la source du Brogniau, une abbaye dédiée aux Saints Pierre et Eugène et en devint le premier abbé en 923. Il y mourut en 953.

Les premiers moines.

    Les premiers éléments de l'abbaye étaient élémentaires, à savoir: l'église, le cloître, le dortoir et une ferme. Ils furent érigés avec l'aide bénévole de paysans de la région, qui offrirent également leur aide pour exploiter la forêt de la Marlagne. Quelques maisons vinrent se greffer autour de l'abbaye si bien que bientôt le village de Brogne naquit autour du monastère.

    Les moines vivaient au même rythme que les paysans. D'une part, ceux que l'on appellait les "moines de choeur", assuraient les différents offices religieux, tout au long de la journée et s'occupaient des chants de la messe. D'autre part, les frères convers, aidés de quelques laïcs, s'adonnaient aux travaux des champs.

    Pour sa part, Gérard de Brogne, qui, à la demande du comte Armand de Flandres et de Giselberg, duc de Lotharingie, s'était investi du devoir de restaurer la vie religieuse dans les abbayes plus anciennes, devait souvent s'absenter. Il est en effet reconnu par les historiens pour avoir été le moine réformateur du Xe siècle et son influence se fit sentir en Hainaut, en Lorraine, en Flandre, en Artois, en Normandie. Il restaura les abbayes de Saint-Amand, Saint-Bavon à Gand, Saint Bertin, Saint-Ghislain, Saint-Ouen à Rouen, Saint-Pierre, Mont Saint-Michel, Salles à Chimay, Saint-Rémy à Reims, Saint-Wandrille, ... Ses motivations étaient d'assurer l'infrastructure matérielle de l'abbaye, de nommer un abbé régulier et de rétablir la règle de Saint-Benoît. Il rentra à Brogne en 953.

    A sa mort à Brogne, le 03/10/959, à l'âge de plus ou moins septante ans, il fut enterré dans le choeur de l'église abbatiale. Il sera canonisé en 1131 et ses restes seront exposés, aux  nombreux fidèles, dans un luxueux reliquaire. Ceux-ci vinrent en pèlerinage implorer Saint-Gérard afin d'obtenir la guérison de leur fièvre ou de leur jaunisse. A cette occasion, ils s'abreuvaient au puits de Saint-Pierre qui se trouvait au milieu de l'abbatiale, dans la nef réservée aux fidèles, juste devant l'escalier qui menait au choeur des moines. Plusieurs documents d'époque attestent des miracles, par exemple:

«  L'an de grâce 1602, Simon Anseau, pharmacien à Thuin, âgé de 32 ans, souffrant depuis trois mois d'une fièvre, était devenu jaune comme cire. Après avoir tenté toutes sortes de remèdes et avoir appelé à l'expérience des hommes d'art, abandonné par eux sans aucune espérance, il voua à Dieu et à Saint-Gérard de visiter les reliques de notre saint à Brogne; et à l'heure même, il fut rendu à la santé. La chose arriva le 26 août et, trois jours après, il se rendit de Thuin à Saint-Gérard sans le secours de personne. Les deux localités sont distantes d'environ sept lieues. Cette guérison fut attestée par Simon, sa mère Haverlant, en présence du prieur et de deux religieux.  »
 

    Saint Gérard de Brogne fut l'un des premiers belges à être canonisé.

                                                                                                                                          (à suivre...)

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