08/07/2007

La conservation des ruines

gunitage    Malgré l'intérêt que la famille del Marmol a toujours porté, celle-ci devait constater vers le milieu du XXe siècle que la dégradation des ruines était en train de s'accélérer. Un projet de collaboration bénévole d'une poignée de personnes fut donc mis sur pied, à l'initiative de Monsieur Jacques Beckman. C'est ainsi que fut mise sur pied l'association des Amis de Montaigle en 1969 avec objectif de sauvegarder, et non de restaurer, les vieux murs de la forteresse.

    Dans un premier temps, ils entreprirent de déblayer les ruines en les dégageant de la végétation envahissante. Déboisement et débroussaillage furent entrepris par une troupe de scout. Ensuite vint le temps de consolider les murs, ce qui a rendu un peu de la superbe à la vieille forteresse. La technique employée pour la consolidation des murailles fut la projection de béton par gunitage. Le Ministère du Patrimoine dégagea en 1998 une somme de quelque € 9000 pour financer la poursuite des travaux de consolidation. Ceux-ci furent confiés à la SA Pasek de Anhée.

Montaigle salle banquet    Après le bénévolat et le mécénat sont arrivés les subsides et les contrats "Prime" octroyés par la Région wallonne. L'association a aménagé un musée ainsi que des salles utilisées lors de banquets ou de fêtes et proposées à l'occasion de quelque réunion.

 

Contact:

Les Ruines de Montaigle, rue du Marteau, 10 à 5522 Falaën

Tel:  082/69.95.85

Fax: 082/21.39.66

e-mail: info@montaigle.be

                                                                                                                                          Bonne visite...

07/07/2007

Montaigle après la Révolution

Les ruines après la Révolution française.

 

Montaigle ruines colorisée    Lors de l’annexion du comté de Namur à la France, en 1795, le domaine de Montaigle fut donné en location à un cultivateur des environs avant d’être vendu, comme bien national, à un bourgeois de Dinant qui le morcellera avant de le vendre à son tour à différents propriétaires.

    C’est de cette façon, que le piton rocheux et les ruines de l’ancienne forteresse se trouvent en la possession d’une gantoise du nom de Césaire Colette Flavie du Rot, veuve van den Bogaerde, qui se fait construire un pavillon d’été dans l’enceinte du vieux château. Elle avait acheté les ruines, en 1827 à un salinier de Dinant.

Montaigle ruines et tunnel Foy Marteau    A cette même époque, les habitants des environs se servent du site comme d’une carrière et viennent récupérer des pierres de l’édifice, en vue de la construction de leur habitation, au grand dam de la propriétaire des lieux, qui ne parvient pas à se faire rendre justice. Elle se décida donc à vendre la propriété, en 1854, au comte de Beauffort, président de la Commission Royale des Monuments. La veuve de ce dernier cédera ensuite le bien, en 1865, à M. Emmanuel del Marmol et à son frère Eugène, ce dernier étant président de la Société archéologique de Namur. Ceux-ci rachèteront, chaque fois que l’occasion s’en présentera, les différents lots qui constituaient l’ancien domaine militaire, à l’origine. Le territoire du château de Montaigle est resté, jusqu’à ce jour dans les mains de leurs descendants.

    Les ruines furent classées comme monument le 05/11/1965 et les alentours comme site les 25/10/1946 et 11/09/1981. Le site fait encore partie du Patrimoine majeur de Wallonie depuis 1993.

 

La légende.

 

    Une légende habite encore les murs déchiquetés de la vieille forteresse et les tours éventrées de Montaigle. Elle rappelle que les Berlaymont, seigneurs de Montaigle et les Bioul étaient d’irréductibles ennemis, à la façon des Capulets et des Montagu de Véronne.

    Vous la retrouverez sous la rubrique "légendes", sous le titre de "Midone de Bioul".

                                                                                                                                         (à suivre...)

06/07/2007

Les seigneurs de Montaigle

Les premiers châtelains :

 

1355 : Jehan de Hanecke ;

1371 : Willaume de Liebincs ;

1395 : Renichon delle Haye ;

1440 : Bureal de Huz ;

1456 : Guillaume de Rosinbois ;

1479 : Godefroy Deve ;

1489 : Jacques de Senceille ;

1505 : François de Hontoir ;

1542 : Godefroy de Hontoir ;

1554 : Etienne de la Jocquière.

 

Le bailliage de Montaigle.

 

Montaigle gravure anc    En 1786, on comptait sur le domaine du bailliage de Montaigle huit forges et deux fourneaux. Le châtelain, sorte de commissaire d’arrondissement remplissait la haute surveillance. Le premier connu fut Jehan de Hanecke, en 1355 (cf. « quelques châtelains de Montaigle au Moyen-Âge »), et le dernier, de Monpellier, en 1794. Il exerçait en même temps la charge de bailli et avait en main le gouvernement particulier et l’administration de la justice.

    Le 24 juin 1793, la haute cour du bailliage de Montaigle comptait encore huit forges.

                                                                                                                                             (à suivre...)

05/07/2007

Montaigle au XVIe siècle

Montaigle gravure anc 2    A l’époque de Charles Quint, les fortifications du château de Montaigle ne recevront pas une adaptation pour pouvoir résister au feu de l’artillerie ennemie, à l’instar de celles de Bouvignes, Dinant, Agimont, et Château-Thierry. La forteresse, située à l’écart de toute voie de communication, ne défend, en effet, aucune route stratégique et ne peut pas servir d’appui aux châteaux du bord de Meuse.

    Au début de l’été 1554, les forteresses défendant la voie fluviale ne seront cependant d’aucun secours, devant la vague dévastatrice de la soldatesque française remontant la Meuse, sous les ordres de leur roi Henri II, au cours de la cinquième guerre contre Charles Quint. Les envahisseurs sèmeront la misère sur leur passage, mettant à sac toute la région. Mariembourg tomba rapidement, Dinant ouvrit ses portes après une canonnade, Crèvecoeur fut démantelé et Montaigle connut le même sort, lorsque François de Clèves, duc de Nevers, à la tête d’une petite troupe, reçut comme consigne de procéder à la démolition "du chasteau de Disnant et de tous les autres petits forts de l’environ".

    La garnison de Montaigle, qui avait reçu l’ordre de se replier sur Namur, laissa le château sans défense et celui-ci, pillé de fond en comble, subit un incendie en juillet 1554.

Montaigle ruines et tunnel chf    N’étant pas d’un grand intérêt stratégique aux yeux des autorités de l’époque, il ne fut pas reconstruit. Montaigle restera cependant le centre du bailliage, bien que le bailli tint séance dans le village voisin de Falaën. Les ruines furent encore, semble-t-il, partiellement remises en état et occupées. Les baillis de la terre de Montaigle portèrent le titre de châtelain jusqu’à l’annexion du comté de Namur à la France, mais depuis la destruction du château en 1554, ce titre n’était plus qu’honorifique. {1}


{1}  Dans Annales de la Société Archéologique de Namur, 1859.

                                                                                                                                          (à suivre...)

04/07/2007

La forteresse de Montaigle

Montaigle ruine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Description de la forteresse.

    La construction se compose de trois parties distinctes :

  • La basse-cour: située dans la plaine, au pied du château, elle abrite les granges, les écuries et des prairies.
  • Le corps de logis: implanté au sommet du pic, il est défendu par une tour ronde.
  • Les communs et le puits: situés entre ces deux autres espaces dans une position intermédiaire. Le puits profond de 33 mètres reçoit les eaux d'une source. Le fond en est taillé dans la roche et le cuvelage intérieur est maçonné.

    Le château proprement dit est construit sur un plan symétrique et ses tours, au nombre de dix, sont équidistantes les unes des autres.

Les premiers propriétaires du château.

Montaigle ruines actu    Guy de Namur reçut, du pape Clément V, par une bulle donnée à Carpentras le 06/07/1310, l’autorisation d’y fonder une chapelle castrale.

    C’est encore ce Guy de Namur qui, à la tête de combattants flamands, affronta Philippe le Bel, roi de France en 1302, lors de la célèbre Bataille des Eperons d’Or. A cette occasion, il désigne son "chastel de Faing " comme prison possible pour une douzaine de chevaliers français qui furent capturés, de même que le château de Courtrai.

    Un lien a pu être établi entre la dénomination « Faing » et celle de « Montaigle » par le contrat de mariage établi en 1311 à Sierck-sur-Moselle et dans lequel il est stipulé que le douaire de la future épouse de Guy de Namur, Marguerite de Lorraine, est, en autres, constitué du "chastel de Fainges, com dist de Montaigle" .

    A la mort de cette dernière, Montaigle retourne dans les possessions de Guillaume Ier, comte de Namur. A partir de ce moment (environ 1350), le château devient le siège d’un bailliage. C’est de cette époque que date l’extension de la cour et l’aménagement d’une terrasse contenue par une nouvelle courtine défendue par trois nouvelles tours ouvertes à la gorge.

    En 1421, suite à des revers de fortune, Jean III vend le comté de Namur à Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Celui-ci prend possession de son nouveau domaine en 1429. En cette première moitié du XVe siècle, la forteresse subit de nouvelles transformations qui en font un domaine à l’aspect nettement plus résidentiel, lieu de rendez-vous de chasse de la noblesse namuroise. Les tours sont modifiées au profit de l’habitat et une citerne à eau est creusée. Des latrines et un four à pain sont ajoutés à l’édifice.

    Jeanne d’Harcourt, veuve de Guillaume II est reconnue dans ses droits sur la terre de Montaigle, jusqu’à sa mort, en 1455. A cette époque, une petite garnison composée d’une vingtaine d’hommes garde encore la place.

    A deux reprises, en ce XVe siècle, le piton rocheux fut attaqué par les Dinantais, toujours prêts à en découdre avec les soldats du duc de Bourgogne, Philippe le Bon et en 1466, le régent Charles le Téméraire leur fit payer très cher leur audace.

                                                                                                                                           (à suivre...)

03/07/2007

Montaigle et son histoire

A la préhistoire.

Montaigle ruine cp1    Le massif calcaire de Montaigle est percé de nombreuses cavités et grottes qui ont livré des traces d’occupation préhistorique, notamment du Moustérien (- 50.000) et du Mésolithique (entre 8.000 et 5.000), mais surtout d’une population d’origine orientale et qui constituera le fond ethnique de notre continent, communément appelé « Homme de Cro-Magnon » ou « Homme Moderne ». {1}

 

Au temps des romains.

Montaigle ruine cp2    Du temps des romains déjà, le promontoire de Montaigle (mons aquilae = mont des aigles) était occupé par une garnison destinée à maintenir l’ordre  et la suprématie de Rome dans la région. On peut lire que Quintus Cicero, lieutenant de Jules César et frère du célèbre orateur romain, hiverna dans ce quartier avec une légion. Selon la théorie des historiens Gramaye et Galliot, il n’est pas abusif de penser que la forteresse primitive doit son nom et sa fondation à l’armée romaine. {2}

     Le sommet de l’éperon fut ceinturé d’un mur d’enceinte en pierre de deux mètres de large, au début du VIe siècle. Le site sera, par la suite, abandonné jusque vers l’an 900, époque à laquelle le seigneur de Faing (ce nom est évoqué pour la première fois, dans un document officiel, en 1050) y établit sa résidence. Peu de traces de cet édifice nous sont parvenues. Ces seigneurs, proches parents des premiers comtes de Namur, occupaient également la charge d’avoués de l’abbaye bénédictine de Waulsort.

 

Au Moyen-Âge.

Montaigle ruines plateau    Au début du XIIe siècle, faute d’héritier, le comte de Namur, Pierre de Courtenay, cède la seigneurie en fief à Gilles de Berlaymont, qui y fait construire une tour carrée, à la pointe du rocher.

    Aucun acte ne subsiste de la fondation du château de Montaigle. On peut cependant retenir la période s’étendant de 1298 à 1310, comme date de l’origine de l’édifice sur ce rocher de Faing. Il faisait alors partie des forteresses qui protégeaient le comté de Namur contre la principauté de Liège.

    C’est en 1298 que Guy de Dampierre, comte de Flandre et marquis de Namur rachète le domaine de Faing en faveur d’un fils cadet, Guy de Flandre, également appelé Guy de Namur,  qu’il a eu d’un second lit. Ce nouveau propriétaire y fait édifier le château dont les ruines sont parvenues jusqu’à nous.

    Son rôle premier n’est pas militaire, bien que sa position dominante soit stratégique ; c’est avant tout un lieu de résidence.


{1} Dans « Etude sur les cavernes du bois de Foy à Montaigle », dans le Bulletin de l’Académie Royale des Sciences, Lettres, Beaux-Arts de Belgique, 2e série, T. 25, de 1868, pp. 199-224.

{2}  Dans « Magasin pittoresque » publié sous la direction de M. Edouard Charton en 1862 pp. 321 – 322.

                                                                                                                                           (à suivre...)

18/04/2007

La légende de Midone de Bioul

MaqMONT    Il y a quelque huit cent ans, le marquis de Namur était excédé par les rapines et des actes de brigandage des seigneurs, ses vassaux. Ceux-ci, à partir de leurs châteaux dominant la Meuse et ses affluents, dépouillaient les marchands et pèlerins qui passaient à proximité, pillaient les abbayes et faisaient des incursions dans les villages, où ils malmenaient les manants et maltraitaient les femmes. Il décida donc de mettre fin à toutes ces actions et donna en fief et hommage la seigneurie de Montaigle, à un homme en qui il avait toute confiance, le comte de Berlaymont, à charge de ce dernier de contenir les vassaux, d'assurer les droits de suzerain et d'établir la paix entre les barons. il s'attela sans tarder à sa tâche, mais sa fermeté et sa bravoure lui valurent des haines, si bien qu'un jour de chasse, on le retrouva assassiné au coin d'un bois.

    Son fils continua son oeuvre de pacification, puis ce fut au tour de son petit-fils de prendre la relève et ce dernier parvint enfin à imposer la paix dans la région. Seuls quelques seigneurs résistaient encore, ils auraient voulu continuer leur vie de châtelains querelleurs et maraudeurs, mais ils craignaient le courroux du comte de Montaigle. Ils le haïssaient et avaient à leur tête le sire de Bioul. Les  sires de Bioulx étaient devenus les ennemis héréditaires des comtes de Montaigle.

    Le seigneur actuel de Bioul, vieil homme valeureux, mais cruel et insociable savait que sa haine s'éteindrait avec lui, car il n'avait qu'une fille, alors que le comte de Montaigle avait un fils, du nom de Gilles, un redoutable chevalier.

    Un jour de chasse, ce dernier chevauchait en compagnie d'un ami, lorsqu'il aperçut à l'orée du bois une jeune fille mélancolique et rêveuse qui regardait passer la joyeuse compagnie. Gille s'informa auprès de son ami qui elle était et il apprit qu'il s'agissait de Midone, la fille du vieux seigneur de Bioul. Le lendemain, il voulut la chasser de son esprit, en vain.

    Depuis cette rencontre, il allait pensif, et un jour qu'il suivait le sentier qui longeait la rivière, il entendit soudain une voix mélodieuse qui chantait. Arrivé devant une petite clairière, il vit, agenouillée devant une petite madone rustique, Midone qui priait. Il lui déclara sa flamme et apprit qu'elle n'était pas indifférente à son charme.

    Dès lors, chaque jour, ils se rencontraient près de la petite chapelle et allaient par la forêt, loin des indiscrets qui auraient pu trahir leur secret. La venue de l'hiver allait mettre un terme à ces petits rendez-vous clandestins et il fallut bien annoncer leur amour aux parents.

    Gilles parla à son père dès le lendemain de leur dernière rencontre et celui-ci lui accorda son consentement avec empressement, voyant dans cette union la fin d'une vieille querelle qui n'avait que trop duré.

    Midone, pour sa part, n'osait s'acquitter de son message et hésita quelques jours encore jusqu'au soir où elle vit son père moins farouche. Elle fit part de son intention d'épouser Gille de Berlaymont et de leur espoir de voir leur projet approuvé. Le vieux sire de Bioul entra dans une colère noire et lui dit qu'il la préférait savoir morte que de la savoir épouser un Berlaymont.

    Quelque temps plus tard, voyant sa fille en pleurs, le sire de Bioulx lui demanda la raison de son chagrin et devant son obstination à vouloir épouser Gille et à braver son autorité, il la chassa du domaine. Midone n'eut d'autre ressource que d'aller se réfugier au château de Montaigle où, à son grand étonnement, elle fut reçue à bras ouverts. Gille lui proposa alors de l'épouser dès le lendemain dans la chapelle du château.

    Le lendemain, dom Ançon, le chapelain des Berlaymont alla voir le seigneur de Bioulx afin de lui annoncer les épousailles de sa fille unique et de lui proposer d'effacer toute haine entre les deux familles.

    Pour toute réponse, le seigneur de Bioul courroucé maudit sa fille et promit à l'abbé de venir bouter le feu au château de son ennemi. Les deux troupes se rencontrèrent dans la plaine, au pied du pic de Montaigle.

    Le vieux comte de Bioul, à la tête de ses troupes poussa son cri de guerre "A l'aide Bioul" et se lança à l'attaque. Gille, à son tour,  cria de sa voix puissante "Montaigle à la rescousse" et se lança également au-devant des assaillants.

    Eplorée, Midone, par une croisée du château, assistait à la bataille. Horrifiée, elle priait la vierge. Gille pendant ce temps, voyant ses troupes faiblir, s'élança contre Bioulx et le duel s'engagea. Midone qui les a vus, poussa un grand cri et se précipita pour séparer les deux hommes qui se partagent son coeur. Voyant son père fondre sur Gille, Midone se précipita au-devant du cheval de son père et le supplia d'arrêter. A sa vue, la fureur du comte redoubla et il la transperça de son arme, puis le vieux cruel poussa son cheval qui piétina le corps de sa fille. Transporté par la rage et la douleur, Gille abat, d'un coup d'épée le cheval de son beau-père, puis d'un autre coup, tranche la tête de son ennemi.

    Gilles resta inconsolable et le séjour de Montaigle lui devint insupportable. Il partit pour la Terre Sainte où il tomba sous les coups des infidèles. Ses vieux parents, accablés de solitude, abandonnèrent le castel de Montaigle et se retirèrent à l'abbaye proche de Waulsort où ils finirent leurs jours.

    L'ombre de Midone éplorée erre seule la nuit parmi les ruines du château, vêtue de sa robe blanche d'épousée, cherchant partout Gilles, l'homme cher à son coeur. Elle va ainsi toute la nuit jusqu'au moment où la lune s'éteint dans la blancheur de l'aube.    

    Une fois tous les dix ans, le jours de la Toussaint, au premier coup de minuit, un cri strident et prolongé s'élève des ruines de Montaigle: "Gilles!" qui vrille les ténèbres et fait passer dans le coeur des enfants réveillés un frisson de terreur.

                                                                                                                              

23:57 Écrit par Bob dans Légendes | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : bioul, falaen, villages esm, montaigle |  Facebook |