10/01/2008

Les différrentes Maredsous (suite et fin)

La Maredsous 10°:

Maredsous10 etiq anc

 

 

 

 

 

 

 

  • Aspect: bière de couleur ambre foncé et cuivré.
  • Nez: fuité d'agrumes et de pommes.
  • Goût: d'agrume un peu âcre, comme une orage un peu forte et trop vieille avec une note de pomme. Ensuite, on découvre le caramel, ainsi qu'une amertume assez prononcée en final accompagnée d'une note grillée. Elle garde une bonne longueur en bouche. Elle est très ronde, voire épaisse et peut être considérée comme une "Abbaye triple".
  • Remarque: se déguste un peu chambrée.
  • Degré d'alcool: 9,5 % vol.
  • Conditionnement: 33 cl.

                                                                                                                                         A déguster!

23:55 Écrit par Bob dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biere, villages esm, maredsous |  Facebook |

06/01/2008

Les différentes Maredsous (suite)

La Maredsous 8°:

Maredsous etiq 8 anc

 
 
 
 
 
 

 

  • Aspect: bière de couleur ambrée, tannée, se situant entre le brun et le bordeau.
  • Nez: doux et chocolaté avec un léger rappel des fruits rouges.
  • Goût: disposant d'un caractère profond sur des bases liquoreuses, elle procure une sensation de grande légèreté en bouche. Sans trop d'acidité ni d'amertume, elle laisse un goût de houblon assez dense en fin de bouche. On perçoit un goût de moka torréfié en finale.
  • Remarque: se déguste plutôt fraîche entre 10° et 13° C.
  • Degré d'alcool: 8 % vol.
  • Conditionnement: 33 Cl.

                                                                                                                                      Bonne soirée...

16:25 Écrit par Bob dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biere, maredsous, villages esm |  Facebook |

05/01/2008

Les différentes Maredsous

La Maredsous 6°

Maredsous 6 etiq anc

 

 

 

 

 

 

 

La version ambrée:

  • Aspect: bière de couleur ambrée pâle.
  • Nez: fruité (agrumes).
  • Goût: son arôme fruité très caractéristique s'estompe dans la phase d'arrière-goût. Elle a un caractère malté doux et pur et un fini légèrement sec et parfumé.
  • Remarque: se déguste plutôt fraîche entre 12° et 14° C. et accompagne avec bonheur les fromages forts.
  • Degré d'alcool: 6 % vol.
  • Conditionnement : 33 cl.

La version foncée:

  • Aspect: bière de couleur d'automne
  • Goût: le corps de la version foncée est plus fort et a une certaine amertume en fin de bouche.
  • Remarque: se déguste également entre 12° et 14° C.
  • Conditionnement: 33 cl.

                                                                                                                                      Bonne dégustation...

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03/01/2008

La brasserie Moortgat et la Maredsous

freres Moortgat    C'est en 1871 que Jan-Leonard Moortgat, issu d'une famille de brasseurs originaires de Steenhuffel, fonde la brasserie qui portera son nom à Breendonk au sein de sa ferme. Il s'agissait en effet d'une véritable ferme-brasserie.

    Le succès fut tel qu'il ne put bientôt plus assurer seul l'ensemble des opérations de brassage. Il fit donc appel à ses deux fils, Albert et Victor, tout autant passionnés par le brassage que lui. Ils se firent un plaisir de collaborer au développement de leur entreprise. Le premier  s'adonna aux opérations de brassage tandis que l'autre entreprit la distribution de la bière dans une charrette tirée par un cheval.

   Après la première guerre mondiale, Albert s'adonna à quelques expérimentations. Il tenta, en effet, de brasser une bière comparable à une ale anglaise et se rendit en Ecosse pour en ramener un échantillon de levure locale. Il dut faire face à un protectionnisme de la part des brasseurs britanniques, mais parvint toutefois à se procurer une petite cruche de levure qui sera à la base de la nouvelle bière.

    Les premiers privilégiés qui goûtèrent ce nouveau breuvage le caractérisèrent de "nen echten Duvel" - "un véritable diable".

Nom de la bière

%

Duvel

64,43

Autres

15,07

Bernard premium pils

6,21

Maredsous

4,81

Bel Pils

3,87

Achouffe 

1,80

Vedett

3,43

Steendonk

0,38

    Dès 1923, ce nouveau breuvage sera commercialisé sous le nom de "Duvel". On comptait une vente annuelle de 3.000 bacs en 1926. La progression des ventes fut continue et actuellement, sous la direction de la quatrième génération de Moortgat, la production de la Duvel a atteint une production annuelle de plus de 2.400.000 bacs, distribués dans le monde entier. Actuellement, la brasserie vend plus de 100.000.000 de bouteilles de bière par an. Voici ci-contre un tableau qui donne un aperçu de la part de marché qu’occupe la bière de Maredsous dans la production de la brasserie.

                                                                                                                                       (à suivre...)

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02/01/2008

La "Maredsous", un peu d'histoire

maredsous 8 bout et ver anc    C'est en 1940 que le Révérend Père Attout mit au point une formule de brassin à laquelle il avait consacré une dizaine d'années de son labeur. La production de bière fut cependant confiée à la Brasserie Binard de Châtelineau.

    En 1960, la production de la bière de Maredsous fut confiée à la Brasserie Moortgat de Breendonk en province d'Anvers.

    Bien que cela n'ait pas toujours été le cas, elles subissent actuellement une seconde fermentation en bouteille et sont identifiées par un numéro du système belge de degré. Elles nécessitent une période de deux mois de vieillissement en bouteille.

    Au départ, les bières de Maredsous étaient troubles, du fait qu'elles sont refermentées en bouteille. On pouvait retrouver un léger tapis de levure au fond de la bouteille. Depuis quelques années, la brasserie a décidé de les filtrer afin d'obtenir une bière limpide lors de la dégustation.

    Les différentes Maredsous proposent en général une saveur de fleurs et de fruits délicate et aromatique ainsi qu'un palais doux, légèrement duveteux. Elles présentent un pétillement très fin, semblable à celui du champagne.

                                                                                                                                       (à suivre...)

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29/12/2007

Le Tiramisu "à la façon de Maredsous"

Maredsous tiramisu

 

 

 

 

 

Ingrédients:

  • 450 gr. de Frifrai
  • 10 cl. de crème fraîche
  • 125 cl. de café fort (type expresso)
  • 3 jaunes d'oeufs
  • 1 blanc d'oeuf
  • 80 gr. de sucre fin
  • 1 à 2 cuillères à café d'Amaretto ou de Cognac
  • 150 gr. de boudoirs
  • 3 cuillères à soupe de cacao en poudre.

Préparation:

  • Disposer les boudoirs dans un moule et les asterger de café fort;
  • mélanger soigneusement le fromage frais Frifrai, la crème, les jaunes d'oeufs, le sucre et la liqueur;
  • Y ajouter délicatement le blanc d'oeuf battu en neige;
  • Alterner une couche de biscuits avec une couche de crème au Frifrai et en terminant avec une couche de crème. On peut également ne tapisser que le fond du moule et recouvrir complètement de la préparation au Frifrai;
  • Laisser reposer 2 à 3 heures au réfrigérateur;
  • Servir après avoir saupoudré de poudre de cacao.

                                                                                                                                         Bon appétit...

24/11/2007

Le combat de Denée, le 15 mai 1940

467_nivernais2_01    "Le 15 mai 1940, la 3e compagnie reçoit ordre de rejoindre  Somtet, un village au sud de Mettet. Sur la N51, le NIVERNAIS II et le POITOU II neutralisent un antichar. A Ermeton, les chars sont bloqués par un ruisseau et s'engagent vers le nord pour rejoindre la route principale à Denée. Aux environs de Denée, les chars français attaquent des soldats allemands de la 8. Infanterie Division. L'artillerie allemande réagit rapidement avec plusieurs dizaines de canons dont des 88 et 105mm qui tirent presque à bout portant sur les chars français.

 

    Le NIVERNAIS II est touché à plusieurs reprises : chenille droite coupée, tourelleau arraché puis le char prend feu.

 

Chef de char : Lieutenant Maurice Perrier, blessé et fait prisonnier

Pilote : Sergent Coquart, fait prisonnier

Radio : Caporal chef Hameger, fait prisonnier

Aide pilote : Caporal Petit, fait prisonnier

2e Aide pilote : Chasseur Rebiffe, fait prisonnier

"Le char POITOU II passe devant moi. Ne voyant pas venir les chars de la 1ère section, je dis à mon pilote de se placer derrière le char du capitaine. Les autres chars arrivent en colonne. Nous traversons le village d’Ermeton-sur-Biert.

467_nivernais2_02

Parvenu à la hauteur du pont du chemin de fer, la colonne s’arrête quelques instants. Le capitaine demande des renseignements à des fantassins du 77e régiment d’infanterie et nous repartons en direction de Mettet. Comme nous allions atteindre la route nationale bordée d’arbres, je vois distinctement à la lunette, sur ma droite, à deux cents mètres, une arme anti-char qui émerge d’une haie et qui est dirigée sur le char du capitaine. Je fais stopper et pointe, et, comme je vais tirer, je vois que l’arme anti-char a fait feu exactement au même instant que le 75 du char POITOU II ; le capitaine tire aussitôt après un coup de 47, ainsi que moi-même. L’arme anti-char est neutralisée.

La colonne tourne aussitôt à droite et s’engage sur la route nationale. Elle est alors prise à partie par de nombreuses pièces anti-char. Mon char reçoit des coups venant de toutes parts ; ces coups ne percent pas le blindage. J’observe avec attention dans le tourelleau. Les chars de la compagnie ont abandonné la route et engagé le combat. Mon pilote et moi repérons des objectifs nombreux, sur lesquels nous tirons l’un et l’autre sans répit.

Nous longeons, en tirant, les lisières du bois, toujours sous le feu intense des batteries ennemies. Bientôt, la compagnie se dirigeant sur Mettet parait hors de portée des armes anti-char, mais le capitaine Lehoux (qui devait trouver, quelques instants plus tard, la mort en pleine action) ne veut sans doute pas arriver au point de ralliement sans avoir anéanti les batteries ennemies déjà dépassées, car il fait demi-tour. La compagnie suit l’exemple du capitaine et se dirige à toute vitesse sur les lisières du village de Denée où la résistance allemande paraît le plus solidement organisée. Les sept chars sont alors complètement isolés et sans appui.

467_nivernais2_03    Le combat se poursuit avec le même acharnement, mais bientôt, mon pilote me signale qu’un obus a rendu le 75 inutilisable. Je continue de tirer, à la mitrailleuse et au 47. Quelques instants plus tard, j’aperçois à cinq cents ou six cents mètres une batterie de deux pièces de 77 ou 88 (une troisième se trouvait à droite en flanquement, à cent mètres des premières, et une quatrième derrière) dont les servants sont debout, et qui, vraisemblablement, prend mon char pour cible. Je tire, arrêté, un premier coup de 47, puis je décide de foncer sur la batterie à toute vitesse afin que, parvenu tout près, je ne puisse manquer mon but. Mes moyens sont très limités mais je compte beaucoup sur l’effet moral produit par l’arrivée rapide du char.

Mon pilote, qui a fait preuve depuis le début de l’engagement du plus grand sang-froid et qui, comme nous tous, a une confiance illimitée dans son matériel, exécute mon ordre avec rapidité. (...) Les coups pleu­vent sur la tourelle et le blindage. Mon char atteint la route, à cent cinquante mètres de la batterie ; je fais stopper, pointe et fais feu. Que se passe-t-il alors ? Je n’ai pas vu l’obus arriver, et cependant je n’ai pas tiré long. D’ailleurs je ne vois plus l’objectif (après le combat, je me suis rendu compte qu’un obus ennemi avait cassé ma chenille gauche, déportant le char sur la gauche). Je remonte rapidement dans le tourelleau pour repérer de nouveau la batterie ; j’y suis à peine installé qu’un nouvel obus atteint de plein fouet le tourelleau, le faisant sauter.

Je suis atteint moi-même près de l’oeil gauche par un éclat ou un boulon cisaillé par le choc, et je m’écroule au fond du char, perdant mon sang en abondance. Lameger, Petit et Rebiffé s’empressent autour de moi, mais je ne perds pas connaissance. Dans l’impossibilité de continuer le combat, je dois au moins sauver mon équipage.

De nouveaux obus, tirés à moins de deux cents mètres, tombent sur le char immobilisé. Je me glisse vers la porte latérale et me laisse tomber à l’extérieur. Suivant mon exemple, mon équipage sort à son tour. L’ennemi tire maintenant sur nous à la mitrailleuse. Nous rampons dans le fossé de la route. Je quitte le fossé dans l’espoir de trouver un petit bois qui surplombe la route mais, en relevant la tête, je vois à une dizaine de mètres un soldat allemand qui, debout, me vise avec son fusil. Mon pistolet est resté dans le char. Je n’ai que le temps de baisser la tête pour parer le coup. Je redescend alors vers le fossé où je retrouve mon équipage indemne.

Le sergent Caquard panse avec dévouement ma blessure. Je suis alors dans un grand état de faiblesse. Quelques secondes après, deux Allemands, pistolet au poing, nous cernent. Il n’y a plus qu’à se rendre, la mort dans l’âme. Il est environ 18 heures. Mon char, à trente mètres de là, flambe, sans tourelleau, la chenille gauche cassée, le bouclier du 75 démoli, traversé par plusieurs obus; il est gravement mutilé. Tout près aussi, le char du capitaine, toutes portes tombées, flambe et explose.”

D’après les témoignages des officiers survivants, il faut estimer à dix ou quinze le nombre des pièces anti­char (d’un calibre de 77 à 105) qui étaient en batterie devant nous, sur un front de un à deux kilomètres. La moitié au moins a été neutralisée au cours du combat, sans compter les canons de petit calibre et les mitrailleuses.

J’ajoute qu’après le combat, le commandant allemand des batteries anti-char, s’adressant aux membres survivants des équipages de la 3e compagnie, pour la plupart blessés, s’est exprimé ainsi, en français: “Vous êtes des soldats braves, vous vous êtes battus merveilleusement"."

Cette narration de cet épisode de la seconde guerre mondiale du Lieutenant Perrier commandant le char NIVERNAIS II (NIVERNAIS II  37e BCC      3e compagnie   Lt Maurice Perri 467       Code : U       Photos : E.CP.A.  Rottgardt) provient du site internet :

http://www.info-micro.com/engins/archives/recits/le_combat_de_denee.htm,

actuellement désactivé.

                                                                                                                                          FIN.