13/10/2007

Les marbres noirs

Noir demi fin    Les marbres noirs belges figurent parmi les plus beaux et les plus purs d'Europe. Ils sont très prisés pour la facilité avec laquelle ils se laissent travailler, pour la finesse de leur grain qui permet de recevoir le plus beau poli et pour l'uniformité de la couleur qui est d'un noir parfait. L'échantillon ci-contre est un noir demi-fin et présente quelques imperfections.

    La pierre se présente souvent en bancs de faible épaisseur, d'allure régulière et parfaitement stratifiés. Son exploitation s'effectue à ciel ouvert ou souterrainement au moyen de puits ou de plans inclinés.

    En Belgique, ces marbres sont ou ont été exploités au nord de Namur, à Golzinne et à Mazy et plus au sud, à Dinant et à Denée et ont servi à la réalisation de sculptures et d'articles de luxe.

    Les produits des bancs les plus minces sont utilisés comme dalles et portaient jadis l'appellation de "carreaux de Dinant". Les bancs au grain plus gros fournissaient des carreaux de qualité inférieure et portaient l'appellation de "carreaux de paysans".

    Au XVIIIe siècle, les carreaux en marbre noir de Denée étaient sciés à Thon-Samson où, associés avec des carreaux gris en provenance des carrières de la localité, ils constituaient les carrelages près prisés des églises.

    On peut encore rencontrer d'autres marbres noirs à Basècle et ses environs, à Theux, dans la région de Liège, dans les carrières de Grand Malades et d'Herbatte, près de Namur.

                                                                                                                                          .

14/05/2007

La légende du cheval Bayard

Dinant rocher Bayard aquarelle    Quatre cavaliers sur un cheval chevauchaient à travers l'Ardenne en nourrissant l'espoir d'être, un jour, adoubés chevaliers par le grand empereur Charlemagne.

    Pour leur malheur, Bertholet, neveu de l'empereur, s'en était pris à Renaud, le moquant, l'injuriant parce qu'il avait l'air doux et paisible et qu'il avait l'aspect un peu rustre des paysans ardennais, qu'il n'était pas affiné et bien-disant comme ceux qui fréquentaient la cour de l'empereur à Aix-la-Chapelle.

    Renaud avait cogné, cogné dur même et il avait donné une bonne correction à cet avorton outrecuidant.

    L'empereur, dans sa colère, avait fait des quatre frères des proscrits. Renaud, Guiscard, Richard et Allard, les frères au grand coeur, eux qui allaient lui offrir leurs bras et leur coeur fidèle d'Ardennais, victimes de l'injustice, durcis dans leur orgueilleuse soumission devaient maintenant fuir dans la nuit, juchés sur leur fidèle destrier.

    On disait que la force de son sabot puissant, s'appuyant sur la roche, pour un élan, y laissait son empreinte ou la fendait. Après chacun de ses bonds prodigieux, Bayard, doté d'une force nouvelle, repartait, laissant l'ennemi devant l'obstacle infranchissable.

    Un jour que tous quatre chevauchaient sur les hauteurs de Dinant, Allard, qui occupait la dernière place sur la croupe de l'animal, aperçut une armée de soldats lancés à leur poursuite. Renaud éperonna leur cheval Bayard, qui se mit à galoper, caracoler dans la plaine qui s'offrait à lui.

     Quatre cavaliers sur un cheval chevauchaient à travers l'Ardenne en nourrissant l'espoir d'être, un jour, adoubés chevaliers par le grand empereur Charlemagne.

    Pour leur malheur, Bertholet, neveu de l'empereur, s'en était pris à Renaud, le moquant, l'injuriant parce qu'il avait l'air doux et paisible et qu'il avait l'aspect un peu rustre des paysans ardennais, qu'il n'était pas affiné et bien-disant comme ceux qui fréquentaient la cour de l'empereur à Aix-la-Chapelle.

    Renaud avait cogné, cogné dur même et il avait donné une bonne correction à cet avorton outrecuidant.

    L'empereur, dans sa colère, avait fait des quatre frères des proscrits. Renaud, Guiscard, Richard et Allard, les frères au grand coeur, eux qui allaient lui offrir leurs bras et leur coeur fidèle d'Ardennais, victimes de l'injustice, durcis dans leur orgueilleuse soumission devaient maintenant fuir dans la nuit, juchés sur leur fidèle destrier.

    On disait que la force de son sabot puissant, s'appuyant sur la roche, pour un élan, y laissait son empreinte ou la fendait. Après chacun de ses bonds prodigieux, Bayard, doté d'une force nouvelle, repartait, laissant l'ennemi devant l'obstacle infranchissable.

    Un jour que tous quatre chevauchaient sur les hauteurs de Dinant, Allard, qui occupait la dernière place sur la croupe de l'animal, aperçut une armée de soldats lancés à leur poursuite. Renaud éperonna leur cheval Bayard, qui se mit à galoper, caracoler dans la plaine qui s'offrait à lui.

    Soudain, il trouva devant lui une faille immense dans le sol, un sillon large au fond duquel coulait la Meuse. Aucune autre issue, il fallait passer. Renaud enfonça ses éperons dans les flancs du fidèle Bayard qui prit son élan et frappa le rocher de ses sabots. Ses jarrets contractés se détendirent et tels une catapulte le lancent dans un bond prodigieux.

    Tout à coup, un choc sourd: ils atterrissent. Le fleuve est derrière eux et oh! Merveille! Un monolithe dressait sa pyramide vers le ciel, détaché de la paroi rocheuse par l'élan du coursier.

Dinant 2004 vert 02 Bayard & attelage    En ce temps-là, c'était une merveille de les voir: ils allaient à travers tout, par dessus les haies et les rivières, comme l'ouragan. Ils n'avaient peur de rien! Ils attaquaient un contre cent et galopaient sans trêve, d'un bout de l'Ardenne à l'autre.

    Les émissaires, les éclaireurs et les patrouilles de Charlemagne ne laissaient aucun répit aux quatre frères, obligés de fuir sans cesse, si bien qu'un jour, ils se rendirent et firent soumission à l'empereur.

    Renaud prit le bâton du pèlerin et partit en Terre Sainte, tandis que leur fier destrier fut noyé dans la Meuse à Liège. On lui attacha une grosse pierre autour du cou et on le précipita dans les flots du fleuve du haut d'un pont. Il coula à pic, mais d'un coup de collier désespéré, il fit rompre le lien qui l'attachait à la pierre, remonta sur la berge et s'en alla à la recherche de ses maîtres.

    D'est en ouest, du nord au sud, de castel en clairière, par les forêts et les plateaux, de la Meuse à l'Amblève, de l'Amblève à la Semois, à travers l'Ardenne wallonne toute entière, il galopait dans la nuit, hennissait de désespoir. C'était ce hennissement lugubre et désespéré qui faisait mugir les forêts flagellées par l'ouragan et frissonner les coeurs au fond des chaumières, devant les bûches de l'âtre rallumé à l'automne.

Dinant 2004 vert 03 Bayard & barques   Soudain, il trouva devant lui une faille immense dans le sol, un sillon large au fond duquel coulait la Meuse. Aucune autre issue, il fallait passer. Renaud enfonça ses éperons dans les flancs du fidèle Bayard qui prit son élan et frappa le rocher de ses sabots. Ses jarrets contractés se détendirent et tels une catapulte le lancent dans un bond prodigieux.

    Tout à coup, un choc sourd: ils atterrissent. Le fleuve est derrière eux et oh! Merveille! Un monolithe dressait sa pyramide vers le ciel, détaché de la paroi rocheuse par l'élan du coursier.

    En ce temps-là, c'était une merveille de les voir: ils allaient à travers tout, par dessus les haies et les rivières, comme l'ouragan. Ils n'avaient peur de rien! Ils attaquaient un contre cent et galopaient sans trêve, d'un bout de l'Ardenne à l'autre.

    Les émissaires, les éclaireurs et les patrouilles de Charlemagne ne laissaient aucun répit aux quatre frères, obligés de fuir sans cesse, si bien qu'un jour, ils se rendirent et firent soumission à l'empereur.

    Renaud prit le bâton du pèlerin et partit en Terre Sainte, tandis que leur fier destrier fut noyé dans la Meuse à Liège. On lui attacha une grosse pierre autour du cou et on le précipita dans les flots du fleuve du haut d'un pont. Il coula à pic, mais d'un coup de collier désespéré, il fit rompre le lien qui l'attachait à la pierre, remonta sur la berge et s'en alla à la recherche de ses maîtres.

    D'est en ouest, du nord au sud, de castel en clairière, par les forêts et les plateaux, de la Meuse à l'Amblève, de l'Amblève à la Semois, à travers l'Ardenne wallonne toute entière, il galopait dans la nuit, hennissait de désespoir. C'était ce hennissement lugubre et désespéré qui faisait mugir les forêts flagellées par l'ouragan et frissonner les coeurs au fond des chaumières, devant les bûches de l'âtre rallumé à l'automne.

                                                                                                                                 

20:35 Écrit par Bob dans Légendes | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : dinant |  Facebook |

21/04/2007

Les poires bayard

Ingrédients:

  • 12 petites poires
  • 250 gr de sucre
  • un peu de vanille ou de cannelle
  • 1 litre de lait
  • 4 grosses c. à soupe de semoule de blé
  • 3 oeufs
  • 1 verre de rhum
  • amandes en tranches grillées.

Préparation:

  • Epluchez une douzaine de petites poires et enlevez la mouche située à la base de chaque fruit.
  • Placez les poires dans une casserole avec 100 gr de sucre et parfumez à la vanille ou à la cannelle. Laissez cuire jusqu'à ce que les fruits soient tout à fait tendres.
  • Pendant ce temps, faites bouillir un litre de lait et jetez-y quatre grosses cuillerées à soupe de semoule de blé. Laissez cuire durant un quart d'heure tout en mélangeant. Passé ce délai, ajoutez 150 gr. de sucre.
  • Retirez du feu après après que tout soit bien mélangé et incorporez-y les trois jaunes d'oeufs, puis les trois blancs battus très fermement en neige. Mélangez doucement pour ne pas briser la mousse des blancs.
  • Versez le mélange dans un plat creux bien beurré allant au feu et placez le plat au four sur la grille en position médiane. Laissez cuire une demi-heure.
  • Après cuisson retirer le plat du four et rangez les poires sur la semoule.
  • Faites évaporer le jus de manière à le réduire en sirop et parfumez-le avec un peu de rhum. Versez le sirop ainsi obtenu sur les fruits.
  • Parsemez la surface d'amandes tranchées et grillées.

                                                                                                                              

20:39 Écrit par Bob dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dinant, recette |  Facebook |