07/10/2007

La Meuse au Moyen-Âge

Anseremme 12versants boisés    La Meuse fut, au moyen-âge, une artère de circulation et de commerce de première importance. Des barques y transportaient le sel, le blé, les harengs, ainsi que le vin d'Auxerre, d'Alsace ou du Barrois, les fruits, les ardoises et les pierres de Lorraine, le bois d'Ardenne, etc...; c'est par là que les marchands se rendaient aux fameuses foires de Champagne. Il était donc de l'intérêt du comte de Namur de chercher à s'assurer le contrôle du fleuve dans toute l'étendue de ses possessions.

    Avant le traité de Dinant de 1199, le comte de Namur s'attribuait la souveraineté sur les eaux de la Meuse depuis "le saule de Revin jusqu'au peuplier d'Andenne", et ce en qualité de successeur du "comes Comacensis", l'ancien "comte de Lomme" dont les possessions furent le noyau du comté de Namur. Le "pagus" de Lomme s'étendait en effet entre ces deux points. Plusieurs parties de ce "pagus" furent perdues par la suite pour le comté de Namur, mais les princes namurois se sont toujours efforcés de conserver la juridiction sur les eaux de la Meuse entre Revin et Andenne.

    La Meuse constituait donc pour les comtes de Namur une source de revenus non négligeable. parmi ces revenus figuraient ceux provenant de la pêche et des droits de Winage. {1} Les winages étaient levés à Namur, à Bouvignes, à Waulsort, etc. Toutes les marchandises étaient taxées: denrées alimentaires, bestiaux, fourrages, bois, matériaux de construction, marchandises premières pour les industries textiles et métallurgiques, produits industriels et produits de luxe, mais on ne payait pas nécessairement à chaque bureau. L'acquittement du droit le plus élevé entraînait souvent le passage en franchise au bureau où le tarif était moindre. Des établissements religieux, des prêtres, des bourgeois du pays mosan, des corporations pouvaient jouir d'exemptions complètes ou partielles.

Les winages firent évidemment l'objet de plaintes des marchands. Ils jugèrent les tarifs trop élevés et contestèrent la valeur des mesures de capacité en usage pour le prélèvement de la taxe en nature.


{1} Droit perçu sur les marchandises circulant aussi bien par voie fluviale que par voie de terre ; on trouve des winages établis à Viesville, Obaix, Fleurus, Auvelais, Branchon. Mais il semble bien que, dans le comté de Namur, il s’appliquait surtout aux marchandises montant et descendant la Meuse.

De: "A travers l'histoire du Namurois"  concernant le droit de winage sur la Meuse en 1328.

                                                                                                                                      .

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04/10/2007

La Meuse

Yvoir 2004 rive de Meuse & voiture    D'une longueur d'environ 900 kilomètres, la Meuse prend sa source à Pouilly en Bassigny, sur le plateau de Langres en France, à une altitude de 409 mètres. Elle traverse alors la France sur une distance de 490 kilomètres, la Belgique sur 170 kilomètres et les Pays-Bas sur 290 kilomètres pour se déverser dans le Haringvliet, via le Hollands Diep. La Meuse forme la frontière entre la Belgique et les Pays-Bas durant 45 kilomètres.

    On compte parmi ses principaux affluents, sur le territoire

  • français: la Chiers, la Semois et le Viroin;
  • belge: la Lesse, la Sambre et l'Ourthe;
  • des Pays-Bas: le Geer, la Gueule, la Roer, le Niers, la Dieze et la Donge.

    La Meuse constitue une importante réserve d'eau potable pour quelque six millions d'habitants et à usage industriel pour les usines qui bordent son sillage.

carte cours de Meuse    Importante voie de navigation, elle relie les villes portuaires de l'intérieur des terres, depuis la France, aux ports de mer de Rotterdam et d'Anvers. Pour la portion qui nous intéresse, la Meuse traverse les roches dures du plateau ardennais, ce qui engendre un cours d'eau étroit à forte dénivellation de 0,23 pour mille. Son cours moyen est pourvu de barrages, complètement canalisé et donc navigable.

     Le fleuve est principalement alimenté par les précipitations du bassin de la Meuse qui rejoignent assez rapidement le cours d'eau, ce qui entraîne d'importants débits de crue, généralement en hiver et au printemps, qui peuvent s'étendre de plusieurs jours à plusieurs semaines. Par contre, pendant les périodes de sécheresse, le débit se restreint fortement de par  le déficit de stockage de l'eau de pluie dans le sol du cours moyen.

Yvoir Meuse bateau villas de Fidevoie 8     C'est pour cette raison que, jusqu'en 1850, la Meuse n'était navigable que de 8 à 10 mois par an sur un chenal creusé naturellement au milieu du fleuve.  Afin de remédier à cet inconvénient,  la portion de Meuse comprise entre la frontière française et Namur, est divisée en neuf biefs permettant la retenue des crues et la navigation de bateaux, au départ de 1350 tonnes, et après modernisation des barrages-écluses de la haute-Meuse de ceux de 2000 tonnes.

Yvoir Meuse vue des rochers de Champalle 1    Alors que la rive gauche est bordée d'un perré presque continu, la rive droite a gardé un aspect beaucoup plus naturel où berges naturelles et enrochements permettent le développement de la végétation rivulaire. Sur cette rive droite, on ne rencontre des perrés pratiquement qu'en bordure des agglomérations.

    Un prélèvement d'eau de 3m³/seconde a lieu au niveau de Tailfer pour la production d'eau potable destinée à la population non seulement bruxelloise, mais également wallonne et flamande. D'autres prélèvements ont encore lieu tout au long de son cours pour alimenter en eau potable d'autres villes et maintenir à niveau canaux et autres cours d'eau.

Yvoir Meuse attelage Fidevoie 5    De nombreux sites remarquables pour leur intérêt écologique sont classés en réserves naturelles. La population piscicole de cette partie du fleuve reste constante grâce à l'absence d'agglomérations importantes et d'industries lourdes.

    Les richesses architecturales qui bordent le fleuve sont un régal pour les yeux, parmi lesquelles on compte de vieilles forteresses en ruines ou restaurées, des abbayes, des demeures seigneuriales entourées de jardins, villages coquets, ...

                                                                                                                                        .

03/10/2007

La Sambre (2e partie)

Sambre Charleroi    Sur le territoire belge, le cours de la Sambre fut canalisé sous le régime hollandais, depuis la frontière française jusqu'à Namur. La concession d'amélioration du parcours et de construction des 22 écluses et barrages qui la jalonnaient date de 1825 (les derniers travaux datent de 1829). La navigation fut concédée à une société qui perçut un péage de 12 centimes par tonneau et par lieue parcourue. Il s'agissait de la Société Rémy De Puydt, Lebon & Cie, qui était également concessionnaire des travaux. Dix ans plus tard, par la loi du 26 septembre 1835, le Gouvernement belge programma le rachat de la concession contre paiement de la somme de 13.071.311,74 francs et fit baisser le droit de péage de 12 à 9 centimes. L'Etat repris les droits de la société concessionnaire au 31 décembre 1847 et supprima le péage sur la Sambre.

    Afin de pouvoir maintenir la navigation sur la Sambre durant les travaux de canalisation, on ne procéda à l'approfondissement que d'une partie du lit de la rivière

Charleroi Sambre et bassin nat 1908    L'Etat entreprit d'améliorer le cours de la Sambre et consacrait à cet effet un budget annuel de 50.000 francs. Suite à la crue de 1850 qui avait emporté cinq ouvrages d'art de la ligne Braine-le-Comte à Namur, le Gouvernement décida, par la loi du 21 décembre 1851 d'octroyer une somme de 650.000 francs pour intensifier les travaux. Les travaux incomplets pratiqués sous le régime hollandais entravaient l'écoulement rapide au cours de chaque inondation et la profondeur de 1,80 mètres, nécessaire à la navigation ne parvenait pas à se maintenir.

Tamines écluse de Grogneau    De 1854 à 1860, des travaux d'amélioration furent entrepris, pour la province de Namur, aux déversoirs de Grogneaux, Auvelais, Mornimont, Floriffoux, Beauce et Namur. De 1860 jusqu'en 1914, on apporta encore des perfectionnements avec notamment la reconstruction de certains ponts. Des dépenses extraordinaires de l'ordre de neuf millions de francs furent nécessaires, entre 1921 et 1927, pour réparer les dommages causés par la première guerre mondiale.

    On envisagea alors l'aménagement de la Sambre pour admettre la navigation de bateaux de 600 tonnes. C'est la Commission nationale des Grands Travaux, instituée par l'A.R. du 1er mars 1927, qui fut chargée du projet.

Sambre Namur color    Tout au long du XXe siècle, on poursuivit les travaux d'approfondissement et d'élargissement de la rivière de manière à faciliter l'écoulement des eaux de crue, puis la loi du 23 juillet 1959 imposa la mise de la rivière au gabarit de 1350 tonnes. Les vieilles écluses de 1825 furent démontées et remplacées par des écluses de plus grande capacité, voire purement et simplement supprimées telle celle du Pont-à-Biesmes, à Auvelais, démontée en 1955.

                                                                                                                                           FIN.

02/10/2007

La Sambre (1ère partie)

Sambre à Landrecies     La Sambre prend sa source en France, près du Nouvion, sur le plateau de Thiérache. En France, elle est canalisée à partir de Landrecies, comme on peut le constater sur la première carte postale ci-contre; la seconde présente la Sambre à Boussois. Son nom apparaît en 840 sous la forme de "Samera" et proviendrait du celte, dont le préfixe "Sam" signifierait tranquille et le suffixe "Ara", eau courante. Il est vrai que le cours de cette rivière est relativement calme et décrivait, à l'origine, d'amples méandres au coeur de vallées sinueuses et profondes. En saison sèche, on pouvait la passer à gué en certains endroits. R. de Puydt notait, en 1834, que la Sambre, avant sa canalisation, ne disposait que de 40 à 60 centimètres d'eau en période normale.

Tamines écluse dite de Moignelée    Très tôt, des écluses primitives et barrages furent installés sur le cours de la rivière, comme celle implantée à la limite entre les communes de Tamines et de Moignelée, communément appelée "écluse de Moignelée (illustration ci-contre) ou de Grogneau, à la limite des communes de Tamines et d'Auvelais qui date du XIIIe siècle. En 1296, cette écluse disposait de deux portes et était située à proximité Tamines moulin de grogneauxd'un moulin. Au XVe siècle, il dut être reconstruit; son entretien incombait à l'abbaye de Floreffe. On connaît peu de chose des premiers bateaux qui sillonnèrent la Sambre au cours du moyen-âge. Au XVIIIe siècle, descendre la rivière de Charleroi jusqu'au point de confluence de Namur prenait deux jours de navigation, sans assistance de moyens de traction. Par contre, on comptait trois jours pour effectuer le parcours en sens inverse et il fallait en outre un attelage de cinq à six chevaux pour Lobbes pt de Sambreprocéder au halage du bateau. Un chemin de halage longeait la rive droite de la Sambre de Namur jusqu'à Couillet. Les bateaux qui parcouraient la rivière à cette époque étaient appelées "Sambroises" ou "Sambresses" et comptaient une capacité de 40 à 50 tonneaux. On en connaît les dimensions par le "Livre des comptes" de la famille Cuissart. Le 17 juillet 1759, Jean-Remy Cuissart et Lambert Danly, maîtres-pontonniers à Thuin, livraient à Gilles Lespagne, de Namur, un bateau fabriqué sur leurs "jantiers". Cette Sambroise mesurait "74 pieds de long, 8 et Sambre Namur colordemi de large et 3 et demi de hauteur, en dedans". Chaque bateau portait un nom; en 1831, l'ingénieur qui était chargé de la vérification des travaux de canalisation de la Sambre avait pris note du nom et du tonnage de ceux qu'il avait rencontré: Le Rat, 47 t.; L'Amitié, 38 t.; Le Petit, 44t.; Le Chat, 47 t., ... A la même période circulaient sur la Meuse, déjà canalisée, des bateaux de 100 à 130 t.. C'est ainsi que cet ingénieur repéra sur la Sambre déjà canalisée la présence de La Néda, 127 t..

                                                                                                                                            (à suivre...)

01/10/2007

La Molignée

Sosoye vanne du grand pré    D'une grande beauté naturelle, la Molignée, longue de 23 kilomètres prend sa source dans le petit village de Stave dans l'entité de Mettet. Petit affluent de la rive gauche de la Meuse dans laquelle elle se jette à Anhée, elle trace son chemin dans les calcaires du Condroz. Sur ses versants alternent bois, prairies et vergers.

    Très encaissée, la vallée de la Molignée, les courtes perspectives qu'elle offre à la vue accentuent les différences de saisons. Elle invite à la ballade, à celle qui vous amènera à la magnifique pelouse calcaire de Sosoye, au lieu-dit Ranzinelle, réserve domaniale où poussent des plantes rares et des prunelliers à petites baies dont nos grand-mères confectionnaient des liqueurs aux vertus "médicinales".

Montaigle ruines par Davair    D'autres promenades, à pied ou en VTT, vous conduiront à la ferme carrée de Maharenne, datée du XIIIe siècle, aux ruines du château de Montaigle, au bois de Serinveau, au tilleul multiséculaire de Bioul...

    Différents ouvrages hydrauliques se succèdent sur la Molignée : {1} le moulin Bauchau en briques orphelines de leur minoterie, où s'est installé le syndicat d'initiative d'Anhée, les ruines du moulin à papier situé au lieu-dit du Varoy, le moulin Floye à Haut-Le-Wastia, qui s'est tu à jamais, le moulin de Montaigle transformé en gîtes ruraux pour amateurs de fantômes et de légendes, le moulin de Maredret, producteur d'électricité pour les occupants des gîtes construits sur le site par Hubert de Dorlodot. la route des moulins vous procurera une joie insigne en remontant les courants.

Maredsous abbaye et pont chf    C'est au coeur de cette vallée que se nichent encore les abbayes de Maredret et de Maredsous ainsi que le château-ferme de Falaën. Les ruines du fier château de Montaigle, perchées sur une arête de calcaire, veillent toujours sur un méandre particulièrement vaste de la rivière.

    Les draisines de la Molignée à Falaën vous feront parcourir un tronçon de l'ancienne voie de chemin de fer et mettront à vos pieds des décors inoubliables. Les anciennes usines de Warnant, vaste ensemble industriel installé sur le site d'une ancienne abbaye cistercienne, attendent encore le visiteur.

    Au plaisir des yeux, on peut encore allier le plaisir du palais car, à côté des produits classiques tels que la bière et le fromage de Maredsous, on peut également s'arrêter pour déguster les fameuses truites de la Molignée et les farios élevés dans la pisciculture d'Ermeton-sur-Biert, le cresson, les escargots de Warnant, "Li Crochon", la boulette de Chertin à Falaën, le Sommière, le Molignard et encore bien d'autres succulents mets... 


{1} On pourra trouver des informations sur les moulins de Wallonie dans la brochure intitulée "Treize ouvrages hydrauliques restaurés ou mis en valeur", ainsi que dans le livre produit par l'association Qualité Village, signé Nathalie de Harlez, paru aux Editions du Perron et que l'on peut acquérir pour moins de € 25,00.

                                                                                                                                       Bonne promenade...

30/09/2007

La brasserie St Donat de Mettet

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    J’ai omis de vous communiquer les coordonnées de la petite brasserie artisanale de Mettet. Il est très facile de la trouver, elle est située en bordure de la place, à la droite de la maison communale, dans une vieille grange en pierre du pays, réaménagée.

 

 Adresse :

La Brasserie Artisanale St Donat, Place J. Meunier à 5640 Mettet.

Téléphone :

071/72.72.31 ou 0497/77.70.84

 

    La St Donat peut être dégustée dans les différentes auberges proches de la région, dans un rayon de 20 km autour de Mettet.

    Des visites de la brasseries peuvent être organisées sur rendez-vous.

    Pour les fêtes de fin d’année, l’établissement propose des compositions originales à partir des produits de la brasserie.

                                                                                                                                        Faites-vous plaisir...

15:33 Écrit par Bob dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biere, mettet, villages esm |  Facebook |

27/09/2007

La St Donat, bière de Mettet

St Donat brasserie & tour    La Saint-Donat est une bière de fermentation haute qui titre un taux d'alcool de 7,5 à 8%. Elle n'est pas filtrée et présente une robe légèrement trouble, garante de sa fabrication artisanale sans additifs chimiques. Pour les amateurs qui préfèrent trouver une bière limpide dans leur verre, il est conseillé de conserver les bouteilles à la verticale puis, lorsque le moment est venu de verser, de laisser un fond de bouteille, quitte à le boire par après.

    Elle se décline en trois variantes: Une brune, une ambrée et une blonde qui se dégustent à une température relativement fraîche, inférieure à 10°.

St Donat Et bruneLa brune: on perçoit une saveur de caramel avec un arrière-goût légèrement amer.

 

 

St Donat Et blondeLa Blonde: légère et désaltérante, il est toutefois recommandé de la boire avec modération vu son taux d'alcool élevé.

 

 

St Donat Et ambreeL'ambrée: a une saveur moins prononcée et ne présente aucun arrière-goût amer. Elle se situe à mi-chemin entre la blonde et la brune.

 

    Il est préférable de la servir dans un verre à pied pour éviter la présence de lie dans le verre, qui toutefois n'altère en rien son arôme. Présentant une saveur légèrement sucrée elle cache bien sa force de caractère. Il convient donc, comme toutes les bonnes choses, de ne pas trop en abuser.

St Donat brasserie    Etant de fabrication artisanale, elle se bonifie en cave fraîche, où elle pourra être conservée plusieurs années, avant que son arôme ne vienne s'épanouir en bouche des connaisseurs.

    La brasserie artisanale produit chaque semaine un brassin de 500 litres de bière, conditionnée en bouteilles de 33 cl. 

    La majorité des données que renferment ces pages consacrée à la nouvelle bière Saint-Donat sont inspirées de l’article paru dans le journal « Vers l’Avenir » en date du 02/11/2002, à l’occasion du lancement de cette bière sur le marché et de la séance de dégustation qui fut organisée dans la salle « Christian Frérotte » attenante à la Brasserie.

                                                                                                                                        Bonne dégustation...

18:21 Écrit par Bob dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biere, mettet, villages esm |  Facebook |