24/07/2007

La Roche à l'Homme et la Montagne-aux-Buis

    Implantées sur la commune de Viroinval, ces deux collines calcaires dominent, à près de cent mètres, la plaine où coulent l’Eau Noire et l’Eau Blanche qui vont former le Viroin.

Nismes roche à l'homme 1912    La Roche à Lomme se démarque par rapport aux autres éperons rocheux de la région qui ont été sculptés au fil des siècles par les affluents de la Meuse. La Roche à l'Homme se trouve en effet isolée, si ce n’est la présence de l’étroit plateau à pente raide qui l’accompagne.

    Cette redoute naturelle servait de refuge à une petite garnison d’Aduatiques. Cette région connut en effet un véritable essor au IVe siècle comme toutes les contrées du sud de la Belgique qui présentent des positions défensives naturelles. On vit bientôt s’effectuer un certain mixage entre les groupes qui s’y étaient implantés antérieurement au cours des siècles et les populations ayant traversé le Rhin et qui furent rapidement assimilés. Ces derniers purent rapidement offrir certaines prestations de type militaire en vertu d’un traité d’amitié avec Rome.

    A la fin du Ive siècle, ces groupes tenteront de prendre de plus en plus d’autonomie et prépareront une modification en douceur de l’Occident. Au début du Ve siècle, ils seront les principaux agents d’une romanisation lointaine, face aux nouvelles invasions germaniques.

    Très peu de nécropoles datant de cette période ont été retrouvées ; par contre, un matériel archéologique important et la découverte de plusieurs milliers de pièces de monnaies indiquent une occupation très importante des lieux par rapport à la surface disponible. On peut donc en conclure que le site aété occupé par une garnison permanente formée d’un petit groupe d’hommes chargés de surveiller une chaussée romaine ayant pour origine la région de St Quentin et qui traversait tout l’Entre-Sambre-et-Meuse.

    Le sommet du plateau, de forme elliptique n’offre qu’une superficie de 17,5 ares et le système défensif s’articulait autour d’une porte d’accès à la terrasse, une porte et un rempart de terre défendant le plateau. On avait ajouté une tour rectangulaire au point culminant du site.

                                                                                                                                           A suivre...

22/07/2007

La confrérie "Li Crochon"

heront    La Confrérie "Li Crochon", fondée en 1982, s'est donné pour but de promouvoir et développer le tourisme gastronomique et le folklore dans la vallée de la Molignée.

    Elle a établi son siège au château-ferme de Falaën, où elle organise chaque année deux chapitres et un tournoi du plus gros mangeur.

    Chaque année, la confrérie organise un grand concours destiné à mettre en valeur et à promouvoir les produits du terroir. Le vainqueur reçoit un héron d'or. D'autres prix récompensent également les autres finalistes.

    La première fois, l'objet du concours était l'élaboration de l'étiquette de la cuvée du Crochon ambré.

    La seconde fois, la confrérie invitait des artistes à promouvoir les plus beaux villages de Wallonie, dont Falaën, siège du château-ferme qui abrite la confrérie.

    En 2001, il s'agissait d'un concours culinaire proposé tant aux professionnels qu'aux amateurs et qui avait pour objet de créer deux recettes relatives à une entrée ou un plat principal ou un dessert réalisée à base de Crochon.

confrérie crochon    Les membres du grand conseil sont revêtus d'une cape de velours gris-souris, doublée de soie rouge. Ils portent en sautoir une médaille en cuivre représentant un héron.

    La Confrérie "Li Crochon" est membre de l'association des confréries gourmandes et a donc créé un "Musée des Confréries" renfermant les tenues originales de plusieurs dizaines d'associations apparentées.

Falaen château ferme élévation    Le château-ferme a également réservé une salle aux ruines du château de Montaigle. Dans les greniers sont exposés toute une série d'anciens outils et d'équipements agricoles.

    Plusieurs salles et le grand escalier d'honneur servent également de cadre à de fréquentes expositions artistiques.

                                                                                                                                           Bonne dégustation...

30/06/2007

Le règlement du conflit entre Dinant et Bouvignes

Bouvignes église int NB    Il faut bien reconnaître qu’au moyen-âge, les différents territoriaux et autres ont surgi à plusieurs reprises entre le comté de Namur et la principauté de Liège., provoquant des guerres entre les habitants des deux entités territoriales et la rivalité bien connue des marchands batteurs de cuivre de Dinant, "Bonne ville liégeoise" et de Bouvignes, sous l'autorité du comte de Namur, fut, dans certains cas, la cause ou le prétexte de nombreuses hostilités.

    Il semble bien que, peu après l'avènement du prince-évêque Jean de Heynsbergh en 1419, des actes de violence aient été commis par les Namurois sur les terres liégeoises. La situation s'aggravant, le comte de Namur, mis en mauvaise posture par l'attitude de ses sujets et désireux d'éviter l'envahissement de son comté, préféra composer avec son voisin et régler le conflit par voie d'arbitrage.

Bouvignes église Statuaire NB    Il fut décidé, le 24 juillet 1420, que ce serait l'évêque, assisté des villes de Liège et Huy qui rendraient sentence sur tous les points litigieux. Le 31 décembre 1420, l'évêque et ses deux "Bonnes villes" condamnèrent Jean III à payer la somme de 21.000 florins d'or. 

    Or sur ces entrefaites, Jean III, dont la situation financière était très difficile, avait réuni les états de son comté afin d'obtenir leur aide, mais en vain. A bout de ressources, et sans héritier, il en avait été réduit à vendre son comté au duc de Bourgogne, Philippe le Bon, pour la somme de 132.000 couronnes, sous réserve d'usufruit viager (14 décembre 1420). Il put donc payer son amende à l'évêque et en obtint quittance le 25 janvier 1422.

    Le pardon lui fut accordé le 20 mai 1422, ainsi qu'à ses sujets. Comme convenu dans le pacte conclu avec Philippe le Bon, Jean II, comte de Namur conserva l'usufruit de son comté jusqu'à sa mort qui survint le 1er mars 1429.

                                                                                                                                     Fin.

29/06/2007

Les causes de discorde avec la ville de Dinant

Bouvignes village & Crèvecoeur    En face de Bouvignes, Dinant était devenue une cité très active du point de vue économique avec un marché et des halles prospères. Elle était devenue la troisième ville de la Principauté en importance après Liège et Huy, avant d'être anéantie en 1466 par les Bourguignons.

    L'industrie du cuivre se développa à Bouvignes dans le courant du XIIIe siècle et venait en concurrence directe avec les batteries dinantaises. Leur talent dans l'art de la dinanderie était équivalente, si bien qu'il est presque impossible, à l'heure actuelle, de déterminer de quelle rive de la Meuse provient telle ou telle oeuvre d'art. Leur renommée était internationale et ils exportaient leurs oeuvres en Angleterre, aux Pays Bas, en France...

Bouvignes village    Par acte du 17 juin 1328, le comte Jean de Namur accordait aux batteurs de cuivre de Bouvignes le monopole des "derlières" d'Andoy et des autres "derlières" qui seraient éventuellement découvertes sur ses terres. La "derle" est la terre plastique dont les batteurs de cuivre confectionnaient leurs creusets dans lesquels il fondaient le cuivre et à construirsaient les moules. Ce privilège accordé aux Bouvignois leur donnait un avantage important sur leurs rivaux Dinantais qui ne trouvaient nulle part sur le territoire de la Principauté une terre plastique adéquate.

Bouvignes cp 1    Bouvignes resta jusqu'au milieu du XVIe siècle le centre de la batterie. On comptait 252 batteurs à l'époque qui procuraient du travail et faisaient vivre un bon millier de ménages. Le plus célèbre d'entre eux, Antoine de Nassogne, est l'auteur de l'aigle magnifique qui tient lieu de lutrin et qui orne encore actuellement l'église de Bouvignes.

    A Dinant se tenait chaque année, à partir du 11 novembre, la foire de St-Martin. Celle-ci amenait à Dinant des réunions de marchands et une foule importante. Lorsque la ville fut mise à sac en août 1466 par les hommes en arme de Charles le Téméraire, bon nombre d'habitants furent massacrés et leurs habitations détruites.

Bouvignes cp 2    Bouvignes, ville voisine et rivale profita de l'opportunité pour ouvrir ses portes aux marchands et aux nombreux voyageurs habitués à se rendre à la foire dinantaise. Philippe le Bon, de qui dépendait la destinée du Comté de Namur, accorda l'autorisation à Bouvignes d'organiser la foire St-Marin en date du 16 octobre 1466. Cette autorisation fut accordée pour une durée de dix ans.

Bouvignes ruelle NB    La foire eut lieu à la même date jusqu'à la mort de Charles le Téméraire, fils de Philippe le Bon, décédé à Nancy en 1477. Cependant, les Dinantais avaient repris possession de leur ville et pansé les stigmates de la guerre. Le commerce avait repris et l'industrie relevait de ses cendres, aussi voulurent-ils faire revenir chez eux les marchands comme autrefois. Les Bouvignois, constatant que pas mal de marchands avaient repris le chemin de Dinant pour participer à la renaissance de la foire St-Martin, demandèrent, en 1481, à leur prince, l'autorisation de devancer la date de leur propre foire de cinq jours, afin de mettre à mal celle de la ville rivale. Bien que l'autorisation leur fut accordée, les Bouvignois n'arrivèrent pas à détourner les marchands et le public de Dinant, d'autant plus que le Prince-Evêque de Liège avait, dans le même temps, accordé de nouveaux privilèges à la ville de Dinant. La foire de Bouvignes périclita et disparut peu de temps après.

                                                                                                                                          (à suivre...)

28/06/2007

Les origines politiques de Bouvignes

Bouvignes panorama    La localité de Bouvignes trouve l'origine de son nom d'une appellation gallo-romane du XIe siècle "Bovinia" ou "propriété de Bovinius.

    L'existence de la ville  trouve, par contre, son origine dans un conflit opposant les Princes-Evêques de Liège aux Comtes de Namur.

    Dinant était une des places fortifiées les plus anciennes sur la Meuse. Elle était au haut Moyen-Âge à la fois un bourg fortifié, un centre religieux et un important marché. L'évêque de Liège y possédait une résidence et un domaine qui sera à l'origine de la paroisse St-Vincent.

Bouvignes pnorama NB    A la fin du Xe siècle, l'évêque reçu en don d'un souverain carolingien l'église Notre-Dame et ses dépendances. Par cette donation, l'évêque de Liège était devenu le  principal propriétaire du lieu. Le chapitre Notre-Dame de Dinant forma bientôt un quartier fortifié à l'intérieur de la ville.

    En 985, l'évêque Notger avait obtenu de l'empereur d'Allemagne que son domaine de Dinant soit totalement soustrait à l'autorité du comte de Namur. Ce fut une source de conflit permanent dont l'évêque sortit gagnant. A plusieurs reprises, les évêques successifs reçurent confirmation de leurs droits, de l'empereur Henri IV en 1070, puis plus tard, de Frédéric Ier Barberousse.

Bouvignes vue sur    Le comte de Namur, qui avait perdu peu à peu tout pouvoir sur Dinant et la rive droite de la Meuse, alla s'établir sur la rive gauche du fleuve où il maintint une partie du domaine primitif de Dinant. C'est à cet endroit que se développa une petite bourgade du nom de Bouvignes qui entretiendra des relations de haine avec sa voisine, devenue rivale pour des motifs à la fois politiques et économiques.

                                                                                                                                          (suivre...)

27/06/2007

Le village de Bouvignes

Bouvignes hôtel de ville et église    Le petit village de Bouvignes, situé à quelques encablures seulement de la "belle fille de Meuse", comme l'appelait Victor Hugo et peu fréquenté par les touristes, respire le passé. La dimension de ses ruelles n'a pas changé depuis six siècles. Leur disposition à angle droit, non plus.

Bouvignes maison espagnole    Une fois au milieu de la place du village, on débarque en plein XVe siècle, avec sa maison espagnole, convertie en Musée de l'Eclairage, comme point de repère. cette habitation du XVIe siècle est un édifice de pure splendeur, qui grâce à son style architectural Renaissance flamande, semble sortir tout droit d'un livre d'histoire.

 

 

bouvignes panorama vu de crevecoeur    Les petites maisons construites en pierres grises de Meuse qui encerclent la place, témoignent des difficiles conditions de vie et de la promiscuité qui existaient au moyen-âge.

 

Bouvignes église St Lambert    Une légende raconte qu'en dessous de la place existerait trois étages de souterrains et de caves qui furent aménagés jadis pour fuir plus rapidement et plus discrètement les lieux, le jour où Bouvignes était attaquée. A ce jour, aucune fouille n'a pu encore être entreprise pour vérifier ces dires. Cependant, il y a quelque temps, un camion heurta l'angle d'une maison de la place et, d'un coup, il s'est retrouvé dans une excavation profonde de deux mètres dans le sol.

                                                                                                                                           (à suivre...)

26/06/2007

En conclusion

Furnaux ancien château actu face    Furnaux est un petit village aux maisons en pierre calcaire, accroché au versant d'un plateau, non loin de Maredsous. Situé sur le cours de la Molignée, ou plutôt du ruisseau de Biesmerée, qui s'appelle à partir de Falaën la Molignée, ses chemins se prêtent à un itinéraire varié au long duquel on rencontrera des fermettes tricellulaires, la ferme de l'ancien château et des maisons de maître.

fonds blason ds fb 1    En arpentant les berges de la rivière, on ira à la découverte des traces d'anciens biefs et d'anciens moulins, tels qu'on en rencontre partout dans la vallée. Un cultivateur a encore profité de terrains marécageux pour y créer une cressonnière. Cette exploitation, plutôt originale s'étend sur une superficie de quelque 85 ares.

 

                                                                                                                                            Bonne visite...