25/09/2007

Le circuit de Mettet

casque1

    Le circuit de Mettet est surtout célèbre pour ses courses de vitesse pure. Il fut créé vers 1927 et accueillit sur  son diabolo long de 8 kilomètres, aménagé en forme de huit, les plus grands pilotes du sport motocycliste.

    On ne peut évoquer le circuit de Mettet sans se rappeler de son fondateur, Jules Tacheny, né à Mettet en avril 1907. C'est en 1924, alors qu'il n'était encore que simple mécanicien dans un garage de la localité que ce jeune homme réalisa son rêve de participer à des compétitions motocyclistes. Un an plus tard, il obtint sa première victoire en gagnant le grand prix de Sorinnes et, quelques années plus tard, devint dans la foulée le président de "L'Union Motor Entre-Sambre-et-Meuse", créé à l'initiative de passionnés de la moto et dont le président fondateur était Jacques Rops, licencié en droit et grand sportif qui décéda accidentellement en 1935.

    Par ses prouesses et son palmarès impressionnant, il se fit remarquer de la FN de Herstal qui lui confia le poste de pilote d'usine. C'est encore sous sa présidence, que l'Union Motor Entre-Sambre-et-Meuse organisa le moto-cross des Bosseuses, les 1000 kilomètres de Mettet et plusieurs compétitions automobiles. Il décèdera de façon tragique dans un accident de voiture le 16/07/1984.

    1984 vit aussi la création, en face des tribunes du circuit, d'une chicane destinée à accroître la sécurité du circuit. Ensuite apparut un complexe culturel et sportif et une nouvelle tribune pouvant accueillir un millier de spectateurs. Sous cette nouvelle installation, on peut découvrir des salles de banquet, des chambres ainsi que les stands et les salles de contrôle et de chronométrage des courses. On y a même aménagé une piste de karting.

    Pour des raisons de sécurité, en raison de la puissance actuelle des motos de compétition, le premier circuit de huit kilomètres fut remplacé par un nouveau parcours de cinq kilomètres en forme rectangulaire.

    Chaque année, au mois d'octobre est organisé le "Superbiker".

                                                                                                                                        Et c'est bientôt...

23/09/2007

Félicien Rops à Mettet

Rops    Félicien Rops est né à Namur en 1833 et fréquenta le collège des Jésuites et l'Athénée de Namur, puis l'université de Bruxelles où il passa de ses talents de caricaturiste, qu'il exerçait au détriment de ses professeurs, à la réalisation de dessins pour les revues estudiantines. Il suivra ensuite les cours de l'Académie de Namur.

    En 1856, il fondra avec Charles De Coster  "L'Uylenspigel, journal des ébats artistiques et littéraires" et créera la Société Libre des Beaux-Arts où il côtoiera Artan, Baron, Meunier; puis dans la demeure familiale de Thozée, qui lui vient de son épouse Charlotte, il accueillera bon nombre d'artistes dont l'écrivain Baudelaire.

Rops 2    Félicien Rops sera très vite attiré par Paris, où il séjournait plusieurs mois par an. Il s'y intéressa à la technique de l'eau-forte et il deviendra un spécialise et créera, en 1868, en Belgique, la Société Internationale des Aquafortistes. Il illustrera encore les publications de bon nombres d'auteurs de l'époque et notamment le recueil de Beaudelaire "Les fleurs du Mal". Par après, se sentant prisonnier de la ville lumière, il voyagera beaucoup en Europe et aux Etats-Unis.

    Il passa les dernières années de sa vie à la Demi-Lune à Corbeil, non loin de Paris, où il décèdera le 23/08/1898, entouré de sa fille Claire et de ses amis et amies.

Quelques-unes de ses oeuvres:

atelier

La mort qui danse

La tentation de St Antoine

Le bouge à matelotsL'attrapadepornokrates enterrement en pays Wallon                                                                                                                                         Bonne soirée...

22/09/2007

Le château de Thozée à Mettet

thozee château    La terre de Thozée, tout comme les villages de Mettet et de Scry, fit longtemps partie de la principauté de Liège et constituait, avec ces deux voisines une entité dénommée "Communauté de Mettet-Thozée et Scry" et partagée en deux seigneuries, celle de Mettet-Thozée et celle de Scry. La situation demeura pratiquement inchangée jusqu'à la fin de l'ancien Régime.

    Sur les fondations d'un ancien château datant du XVe siècle, on construisit, à partir de 1708 les bâtiments que l'on connaît encore actuellement.

    Il s'agit d'une construction de style néo-classique en briques et pierres bleues sur soubassement de moellons. Le château-ferme est constitué de trois ailes disposées en forme de  U et couvertes d'ardoises encadrant une cour intérieure pavée et fermée du côté de la ferme par une grille. Il est agrémenté à l'arrière de jardins à l'anglaise. L'élément principal du château est disposé face à l'entrée de la cour et présente un perron central marquant la symétrie de la façade. Les deux ailes latérales, d'un volume moindre, correspondant au gabarit des bâtiments de la ferme auxquelles elles se raccordent.

Thozée sud-est-c2    La ferme, qui accompagne le château, est également disposée autour d'une cour intérieure arborée dont les façades donnant vers l'extérieur sont aveugles. On utilisa pour sa construction des moellons de grès et de calcaire. On y accède par un porche orienté à l'ouest, construit de briques et de pierre bleue ornée des armes de la famille Faveaux. Au nord du logis, on trouve les étables et une grange au sud.

    Dans l'espace compris entre le château et la ferme furent aménagés le parc, le potager et le jardin d'agrément. On accède au château par l'entrée de la ferme en longeant trois drèves d'essences différentes: les marronniers, qui font face au portail d'entrée, les tilleuls sur la gauche et les hêtres sur la droite.

Thozée restauration côté sud    Elisabeth Rops, petite fille du célèbre peintre, qui habita le château jusqu'à sa mort en 1996, avait suscité la création de la "Fondation Félicien Rops" ayant pour but de rendre une nouvelle vie culturelle à ce lieu où le Maître avait accueilli des hôtes aussi célèbres que Baudelaire, Charles de Coster, le photographe Dandois et des peintres célèbres. 

    Des éléments de cet ensemble furent donc classés par arrêté ministériel du 22/07/1996; les toitures et façades du château, ainsi que certaine pièces du rez-de-chaussée furent classés comme monument; les bâtiments de la ferme, comme ensemble architectural et le domaine, dans son ensemble, comprenant les 19 hectares de terrains et de bois, comme site.

Thozée restauration toit    D'importants travaux de restauration ont été entrepris pour rendre aux bâtiments leur aspect d'origine. La Région wallonne intervient à concurrence d'environ 80% du montant total des travaux, la province de Namur pour près de 9%, la commune de Mettet pour quelque 4% et le solde est supporté par la Fondation Félicien Rops.

                                                                                                                                       Bonne visite...

21/09/2007

Le village de Mettet, son histoire

Mettet pano    Pas moins de trois villas se partageaient, du temps des gallo-romains, les terres occupées actuellement par le village de Mettet. On en retrouve trace dans les écrits de l'abbaye de Brogne de 1611. Ces trois villas sont citées sous les noms de Bauselenne, Try-Salet et Thozée. Des fouilles entreprises, sur plusieurs hectares, au début du XXe siècle, au lieu-dit Bauselenne mirent au jour les vestiges d'une petite agglomération avec sa ferme, sa brasserie, sa carrière et son chauffage par hypocauste. Entre le Ve et le VIe siècle de notre ère, ces premiers sites habités furent pillés et saccagés par les envahisseurs qui déferlèrent sur  la région.

Mettet ruines vieux moulin    Il est fort probable que par la suite, du temps des Mérovingiens et des Carolingiens, des hameaux se sont développés autour des villas primitives, leur empruntant matériaux et exploitant leurs terres défrichées. Le centre de Mettet, pour sa part, fut constitué à partir de quelques habitations qui vinrent s'implanter autour d'une première église.

    L'abbaye de Brogne y détenait des possessions et des revenus importants, notamment l'église et les dîmes de toute la paroisse, puis par la suite encore la ferme d'Alcour. Au cour du Moyen-Âge, les divers hameaux de Mettet relevaient de la principauté de Liège.

    La paroisse de Mettet relevait, dès le Xe siècle du concile de Florennes et de l'archidiaconé de Hainaut au diocèse de Liège jusqu'en 1561, date à laquelle elle fut attribuée au diocèse de Namur.

Mettet égl & place    L'église actuelle de Mettet a été reconstruite dans le style néo-classique en 1843. Elle a cependant conservé les fonds baptismaux gothiques du XVIe siècle ainsi que divers panneaux sculptés que l'on retrouve près de l'entrée.

    Les habitants de la commune se destinaient principalement, aux cours des siècles passés, à l'exploitation agricole et à l'extraction du minerais de fer, au début du XIXe siècle. L'industrie locale comptait encore quelques métiers à tisser, des tanneries, une cordonnerie, des moulins à eau destinés à moudre la farine et un pressoir à huile...

Mettet int gare    L'arrivée du chemin de fer dans la région et notamment le passage de la ligne 150 par le village de Mettet permit de sortir la commune de son isolement, du fait de la mauvais qualité de ses routes et de développer l'industrie locale.

    A l'heure actuelle, un parc industriel implanté en bordure du célèbre circuit accueille une dizaine de petites et moyennes entreprises qui occupent un personnel relativement important.

                                                                                                                                       (à suivre...)

20/09/2007

Ste Brigide et Fosses-la-Ville

    Sainte Brigide était abbesse de Kildare et patronne de l'Irlande au même titre que saint Patrick. Elle serait décédée le premier février de l'an 523.

    Une première chapelle élevée en bois sur un soubassement de pierre aurait été érigée par les moines irlandais, compagnons de saint Feuillen et résidant à l'abbaye de Fosses au cours du VIIe siècle. Elle aurait été remplacée avant la fin du premier millénaire par un édifice en pierre.

Fosses chap ste brigide    Cette chapelle de pierre fut détruite par les Huguenots en 1568, puis restauré en 1659 par le chanoine Gille Tabollet, doyen du chapitre de Fosses, dont on peut voir les armes et les dates sculptées sur les clefs de voûte des deux porches. Il ordonna que les deux parvis soient rehaussés de chambrettes pour un ermite.

    Sainte Brigide est invoquée pour la protection du bétail. Chaque premier dimanche de mai, a lieu le "pèlerinage aux baguettes". Au cours de cette manifestation, les pèlerins achètent aux enfants des baguettes de coudrier pelées qu'ils font bénir après avoir effectué trois rotations autour de la chapelle dédiée à la sainte, tout en frottant, lors de chaque passage, la statue de sainte Brigide de ces baguettes qui seront déposée par après dans les étables.

    La chapelle renferme une tourelle eucharistique monolithe du XVe siècle provenant de la collégiale ainsi que deux statues polychrome de la sainte, l'une du XVIIe, la seconde du XVIIIe siècle. on peut encore y rencontrer un jubé de bois et un autel de pierre du XVIIIe siècle.

                                                                                                                                        Bonne journée...

19/09/2007

St Feuillen et Fosses-la-Ville

    A l'époque mérovingienne, les missionnaires irlandais jouèrent un rôle capital dans l'histoire religieuse de notre pays. Venus nombreux d'Irlande, dénommée à cette époque "l'île des saints", ces moines ont contribué à la conversion des derniers païens au VIIe siècle.   

chasuble St Feuillen    Saint Feuillen était le chef d'une communauté de moines irlandais. Au milieu du VIIe siècle, ceux-ci, persécutés par le roi Penda de Mercie, n'eurent d'autre choix que de quitter la verte Irlande pour se rendre sur le continent. Ils avaient été chassés de leur monastère de Cnobheresburgh, en Est-Anglie.

    Au terme de son voyage, saint Feuillen trouva refuge auprès de la première abbesse de Nivelles, sainte Gertrude, qui s'assura de ses services comme conseiller spirituel. Elle lui permit également de fonder une nouvelle communauté pour ses compagnons de route dans le domaine de Fosses. C'est ainsi que "Bebrona", Fosses de son nom celtique, devint leur centre de rayonnement et leur centre d'activité.

    Un jour qu'il avait quitté sa communauté de Fosses pour se rendre à Nivelles avec trois compagnons de route, il dut demander son chemin à un individu mal intentionné qui les aiguilla dans une mauvaise direction. La nuit étant venue, les quatre moines furent contraints d'accepter l'hospitalité suspecte d'un habitant du hameau où ils se trouvaient. Leur méfiance était justifiée car, au petit matin, les quatre voyageurs furent égorgés par leurs hôtes. Ceux-ci enterrèrent les cadavres dans une porcherie après les avoir dépouillés de leurs vêtements. Ils s'en allèrent ensuite au loin vendre chevaux et bagages.

    Les sources historiques les plus sérieuses s'accordent pour situer la mort de saint Feuillen en date du 31 octobre 655, victime d'une agression dans la forêt charbonnière du Roeulx

    Ne voyant pas les moines arriver, sainte Brigide entreprit des recherches avec des moines de la communauté de Fosses. les cadavres ne furent retrouvés que septante-sept jours plus tard.

plan cadstral de 1812    Les écritures rapportent que les dépouilles furent ramenées solennellement à Nivelles, portés toute la nuit à la lueur des cierges et des flambeaux en présence de nombreux laïcs et de clercs. Le cortège funèbre était attendu dans la périphérie de Nivelles par  l'évêque de Poitiers, Dion et par Grimoald, maire du palais, deux personnages importants qui résidaient dans la région au moment des faits.

    Dès que les reliques pour Nivelles furent prélevées, la dépouille mortelle de saint-Feuillen fut reconduite en procession au monastère qu'il avait fondé à Fosses, selon le souhait qu'il aurait formulé avant son départ pour Nivelles.

    Huit grands tableaux datant de 1765, fixés aux murs du choeur de la collégiale de Fosses relatent la vie de saint Feuillen.

·         La mère de St Feuillen, condamnée au bûcher à cause de sa conversion au christianisme et de son mariage secret avec un prince irlandais, est sauvée par une fontaine jaillie du sol ;

·         Feuillen, Fursy et Ultain sont baptisés par leur oncle, l’évêque saint Brendan, abbé du monastère irlandais de Clainfurt ;

·         Feuillen est sacré évêque par le pape Martin V à Rome (selon un épisode l égendaire de la vie de St Feuillen) ;

·         Feuillen, passé en Gaule, est accueilli par Ste Gertrude de Nivelles, fille de Pepin de Landen, maire du palais, qui lui donne la terre de Fosses ;

·         Feuillen construit le monastère et l’église de Fosses (par anachronisme, l’artiste a représenté l’église telle qu’elle se présentait en 1765) :

·         Feuillen et ses trois compagnons sont massacrés au Roeulx, en revenant de Nivelles en 655 ;

·         Ste Gertrude, guidée par une colonne de fumée, retrouve le corps de St Feuillen ;

·         les restes de St Feuillen sont ramenés, selon son désir, à Fosses : le chariot traverse le gué de la Sambre à Franière.

    Des panneaux sculptés ornant les stalles datant de 1524 représentent également des scènes de la vie du saint fondateur de l'abbaye de Fosses.

    Vous retrouverez la légende de St Feuillen dans la catégorie « Légendes » de ce blog.

                                                                                                                                         Bonne journée...

01/09/2007

Le Musée du Petit Chapitre

Fosses musée du petit chapitre    la galerie-musée de Madame Lilette Arnould est installée dans une dépendance de l'ancienne résidense d'été des princes-évêques de Liège. L'édifice actuel date du XVIIe siècle. c'est en 1637 en effet que Noël de Régimont, doyen du Chapitre de Fosses-le-Ville fit reconstruire la demeure.

 

Fosses musée petit chapitre 7    La collection de poupées compte plus de 600 pièces, fraîches, colorées et vivantes. Chaque poupée est une véritable oeuvre d'art, tant le degré de finition et le soucis du détail sont poussés.

 

 

Fosses musée petit chapitre 4    Madame Arnould puisa son inspiration, tout d'abord, dans le folklore local. Ses premières oeuvres représentèrent le groupe des Chinels. puis vint le tour des marcheurs de la marche Saint-Feuillen et ce furent les officiers, les tambours-majors, soldats, sapeurs, grenadiers, voltigeurs et cantinières qui paradèrent dans les vitrines. plus tard, elle s'attacha à immortaliser d'autres groupes folkloriques et ce furent les Echasseurs namurois, les Molons et les Canaris, puis ce furent Gilles de Binche, Copères de Dinant, Chasseurs de Saint-Hubert, Botteresses de Liège, ... qui complétèrent les étagères.

 

Fosses musée petit chapitre 11    Après la Wallonnie vint le tour de la Flandre avec Tyl Uylenspiegel, les Dentelières de Bruges, les Pêcheurs d'Oostduinkerke et bien d'autres encore, pour finir par évoquer le folklore d'outre frontières avec les Bretonnes de Pont-Aven, les Hollandaises, Suissesses, etc., en passant les personnages et héros légendaires du monde entier.

    La reconnaissance vint également lorsque le Musée du Cinquantenaire acquit les personnages de trois groupes folkloriques: le Rondeau des Chinels, la Procession septennale et le Rondeau des Gilles de Binche.

Données pratiques:

    Le Musée du Petit Chapitre est ouvert tous les samedis et dimanches de 14h00 à 18h00 et tous les jours durant les mois de juillet et d'août ainsi que durant les vacances de Pâques et de Noël.

    Les portes sont également ouvertes certains jours fériés, sauf les jours de Noël et du Nouvel An.

    Les groupes d'au moins 20 personnes peuvent être reçus tous les jours sur rendez-vous, de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00.

Adresse:

ASBL Galerie-Musée du Petit Chapitre à 5070 Fosses-la-Ville.

Tél.: 071/71.12.02

                                                                                                                                            (bonne visite...)