27/01/2008

La répression

Au lendemain de la collecte forcée de vivres, la gendarmerie de Walcourt et des soldats casernés à Philippeville furent réquisitionnés pour rétablir l’ordre dans la région. Lorsque les militaires entrèrent dans Thy-le-Château, on sonna le tocsin et la chasse aux pillards fut lancée. Ceux-ci évitèrent de rentrer chez eux afin de pas se faire interpeler. Les villageois étaient complices et signalaient les mouvements de troupe. C’est ainsi qu’à Berzée, lorsque les gendarmes approchaient des habitations du village, une femme signalait leur présence en accrochant à un buisson bien visible depuis les minières où la plupart des "Catulas" travaillaient. L’alerte ainsi donnée, les mineurs abandonnaient leur travail sur le champ et allaient se cacher dans les bois.Les gendarmes intensifièrent les contrôles et firent des visites "surprise" une fois le soir tombé et les fugitifs qui étaient empêchés de rentrer chez eux allaient passer la nuit dans les granges et les fenils des environs.

La situation perdura encore au moins un mois avant que tous les pillards ne soient arrêtés et incarcérés.

                                                                                                                                            (à suivre...)

20:40 Écrit par Bob dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : famine 1848, villages esm |  Facebook |

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