02/10/2007

La Sambre (1ère partie)

Sambre à Landrecies     La Sambre prend sa source en France, près du Nouvion, sur le plateau de Thiérache. En France, elle est canalisée à partir de Landrecies, comme on peut le constater sur la première carte postale ci-contre; la seconde présente la Sambre à Boussois. Son nom apparaît en 840 sous la forme de "Samera" et proviendrait du celte, dont le préfixe "Sam" signifierait tranquille et le suffixe "Ara", eau courante. Il est vrai que le cours de cette rivière est relativement calme et décrivait, à l'origine, d'amples méandres au coeur de vallées sinueuses et profondes. En saison sèche, on pouvait la passer à gué en certains endroits. R. de Puydt notait, en 1834, que la Sambre, avant sa canalisation, ne disposait que de 40 à 60 centimètres d'eau en période normale.

Tamines écluse dite de Moignelée    Très tôt, des écluses primitives et barrages furent installés sur le cours de la rivière, comme celle implantée à la limite entre les communes de Tamines et de Moignelée, communément appelée "écluse de Moignelée (illustration ci-contre) ou de Grogneau, à la limite des communes de Tamines et d'Auvelais qui date du XIIIe siècle. En 1296, cette écluse disposait de deux portes et était située à proximité Tamines moulin de grogneauxd'un moulin. Au XVe siècle, il dut être reconstruit; son entretien incombait à l'abbaye de Floreffe. On connaît peu de chose des premiers bateaux qui sillonnèrent la Sambre au cours du moyen-âge. Au XVIIIe siècle, descendre la rivière de Charleroi jusqu'au point de confluence de Namur prenait deux jours de navigation, sans assistance de moyens de traction. Par contre, on comptait trois jours pour effectuer le parcours en sens inverse et il fallait en outre un attelage de cinq à six chevaux pour Lobbes pt de Sambreprocéder au halage du bateau. Un chemin de halage longeait la rive droite de la Sambre de Namur jusqu'à Couillet. Les bateaux qui parcouraient la rivière à cette époque étaient appelées "Sambroises" ou "Sambresses" et comptaient une capacité de 40 à 50 tonneaux. On en connaît les dimensions par le "Livre des comptes" de la famille Cuissart. Le 17 juillet 1759, Jean-Remy Cuissart et Lambert Danly, maîtres-pontonniers à Thuin, livraient à Gilles Lespagne, de Namur, un bateau fabriqué sur leurs "jantiers". Cette Sambroise mesurait "74 pieds de long, 8 et Sambre Namur colordemi de large et 3 et demi de hauteur, en dedans". Chaque bateau portait un nom; en 1831, l'ingénieur qui était chargé de la vérification des travaux de canalisation de la Sambre avait pris note du nom et du tonnage de ceux qu'il avait rencontré: Le Rat, 47 t.; L'Amitié, 38 t.; Le Petit, 44t.; Le Chat, 47 t., ... A la même période circulaient sur la Meuse, déjà canalisée, des bateaux de 100 à 130 t.. C'est ainsi que cet ingénieur repéra sur la Sambre déjà canalisée la présence de La Néda, 127 t..

                                                                                                                                            (à suivre...)

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