05/07/2007

Montaigle au XVIe siècle

Montaigle gravure anc 2    A l’époque de Charles Quint, les fortifications du château de Montaigle ne recevront pas une adaptation pour pouvoir résister au feu de l’artillerie ennemie, à l’instar de celles de Bouvignes, Dinant, Agimont, et Château-Thierry. La forteresse, située à l’écart de toute voie de communication, ne défend, en effet, aucune route stratégique et ne peut pas servir d’appui aux châteaux du bord de Meuse.

    Au début de l’été 1554, les forteresses défendant la voie fluviale ne seront cependant d’aucun secours, devant la vague dévastatrice de la soldatesque française remontant la Meuse, sous les ordres de leur roi Henri II, au cours de la cinquième guerre contre Charles Quint. Les envahisseurs sèmeront la misère sur leur passage, mettant à sac toute la région. Mariembourg tomba rapidement, Dinant ouvrit ses portes après une canonnade, Crèvecoeur fut démantelé et Montaigle connut le même sort, lorsque François de Clèves, duc de Nevers, à la tête d’une petite troupe, reçut comme consigne de procéder à la démolition "du chasteau de Disnant et de tous les autres petits forts de l’environ".

    La garnison de Montaigle, qui avait reçu l’ordre de se replier sur Namur, laissa le château sans défense et celui-ci, pillé de fond en comble, subit un incendie en juillet 1554.

Montaigle ruines et tunnel chf    N’étant pas d’un grand intérêt stratégique aux yeux des autorités de l’époque, il ne fut pas reconstruit. Montaigle restera cependant le centre du bailliage, bien que le bailli tint séance dans le village voisin de Falaën. Les ruines furent encore, semble-t-il, partiellement remises en état et occupées. Les baillis de la terre de Montaigle portèrent le titre de châtelain jusqu’à l’annexion du comté de Namur à la France, mais depuis la destruction du château en 1554, ce titre n’était plus qu’honorifique. {1}


{1}  Dans Annales de la Société Archéologique de Namur, 1859.

                                                                                                                                          (à suivre...)

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