04/07/2007

La forteresse de Montaigle

Montaigle ruine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Description de la forteresse.

    La construction se compose de trois parties distinctes :

  • La basse-cour: située dans la plaine, au pied du château, elle abrite les granges, les écuries et des prairies.
  • Le corps de logis: implanté au sommet du pic, il est défendu par une tour ronde.
  • Les communs et le puits: situés entre ces deux autres espaces dans une position intermédiaire. Le puits profond de 33 mètres reçoit les eaux d'une source. Le fond en est taillé dans la roche et le cuvelage intérieur est maçonné.

    Le château proprement dit est construit sur un plan symétrique et ses tours, au nombre de dix, sont équidistantes les unes des autres.

Les premiers propriétaires du château.

Montaigle ruines actu    Guy de Namur reçut, du pape Clément V, par une bulle donnée à Carpentras le 06/07/1310, l’autorisation d’y fonder une chapelle castrale.

    C’est encore ce Guy de Namur qui, à la tête de combattants flamands, affronta Philippe le Bel, roi de France en 1302, lors de la célèbre Bataille des Eperons d’Or. A cette occasion, il désigne son "chastel de Faing " comme prison possible pour une douzaine de chevaliers français qui furent capturés, de même que le château de Courtrai.

    Un lien a pu être établi entre la dénomination « Faing » et celle de « Montaigle » par le contrat de mariage établi en 1311 à Sierck-sur-Moselle et dans lequel il est stipulé que le douaire de la future épouse de Guy de Namur, Marguerite de Lorraine, est, en autres, constitué du "chastel de Fainges, com dist de Montaigle" .

    A la mort de cette dernière, Montaigle retourne dans les possessions de Guillaume Ier, comte de Namur. A partir de ce moment (environ 1350), le château devient le siège d’un bailliage. C’est de cette époque que date l’extension de la cour et l’aménagement d’une terrasse contenue par une nouvelle courtine défendue par trois nouvelles tours ouvertes à la gorge.

    En 1421, suite à des revers de fortune, Jean III vend le comté de Namur à Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Celui-ci prend possession de son nouveau domaine en 1429. En cette première moitié du XVe siècle, la forteresse subit de nouvelles transformations qui en font un domaine à l’aspect nettement plus résidentiel, lieu de rendez-vous de chasse de la noblesse namuroise. Les tours sont modifiées au profit de l’habitat et une citerne à eau est creusée. Des latrines et un four à pain sont ajoutés à l’édifice.

    Jeanne d’Harcourt, veuve de Guillaume II est reconnue dans ses droits sur la terre de Montaigle, jusqu’à sa mort, en 1455. A cette époque, une petite garnison composée d’une vingtaine d’hommes garde encore la place.

    A deux reprises, en ce XVe siècle, le piton rocheux fut attaqué par les Dinantais, toujours prêts à en découdre avec les soldats du duc de Bourgogne, Philippe le Bon et en 1466, le régent Charles le Téméraire leur fit payer très cher leur audace.

                                                                                                                                           (à suivre...)

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