21/06/2007

Furnaux, un peu d'histoire.

Furnaux carte d'acces    Le village de Furnaux était déjà habité dans les premiers siècles de notre ère. On retrouva en effet dans une pairie de la Presles, située au Nord de la commune, des vestiges d'une villa romaine et des fragments de poteries.

    Une ancienne seigneurie féodale était implantée sur le territoire de la commune. Son origine se perd dans la nuit des temps et l'un des plus anciens seigneurs connus était un certain Godefroid, fils de Jean de Fénal qui y vivait au XIVe siècle. En 1372, celui-ci reçut du sire de Morialmé "la ville de Fénaul, avec toute hauteur, justice, seigneurie, biens, rentes et tous autres revenus".

    A cette époque, le seigneur de Morialmé était Jean II de Condé, de 1359 à 1391, qui jouissait d'une grande considération dans la noblesse de son temps. Il était à la fois vassal du Prince-Evêque de Liège, du comte de Hainaut et du comte de Namur.

    Godefroid de Fénal était le descendant d'un "milite"  [1] du comte de Namur, et lui-même servait Guillaume le Riche qui vécut de 1337 à 1391 et qui obtint de la cour de Rome l'attribution de 17 villages qui étaient objet de contestation entre le comté de Namur et la principauté de Liège. Ce conflit opposa les protagonistes de 1343 à 1417.

    En 1395, Marie de Luxembourg, veuve de Jean de Condé et dame de Morialmé octroya, par testament, à Guillaume de Fénal de disposer de la seigneurie de Furnaux, qui continua jusqu'à la fin de l'ancien régime de relever de Morialmé.

    A la fin du XVIIIe siècle, le village et la seigneurie de Furnaux firent l'objet de longues contestations entre le comté de Namur et la principauté de Liège. Ils furent finalement cédés au Prince-Evêque par l'empereur Joseph II, le 26 août 1780 à la conférence de Bruxelles, en même temps que Ambly, Daussois et Soumoy.


[1]  Les milites étaient des gens d'arme non nobles qui servaient le comte de Namur à cheval ou gardaient ses forteresses.

                                                                                                                                           (à suivre...)

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