08/06/2007

La concession De Puydt, Peruez & Lebon

    On avait quitté l'épopée de la construction de la ligne au moment où un second projet, proposé par M. Splingard, entrait en compétition et était proposé à la consultation populaire. Le projet de ce M. Splingard ne fut finalement pas retenu et c'est l'itinéraire proposé par M. Peruez qui obtint la faveur des autorités.

     En effet, la concession pour la construction d'un chemin de fer en Entre-Sambre-et-Meuse fut accordée à MM. De Puydt, Peruez et Lebon pour une période de 90 ans, par arrêté royal du 13 juin 1836, paru au Moniteur  le 16 du même mois.

    Par pétition du 29 juillet 1836, adressée à M. le préfet des Ardennes, ils sollicitaient la concession "de la partie de la route de fer située sur le territoire français, depuis la frontière belge à Molhain jusqu'à la Meuse à Vireux-de-Cy, sur une longueur de dix-huit cent cinquante mètres." Leur demande, ayant traversé les divers degrés d'instruction prescrits par la législation française, fut arrêtée pour un moment par les exigences du génie militaire français, demandant que les ouvrages proposés reçoivent "quelques accroissemens dans l'intérêt de la défense."

    Cependant, les concessionnaires demandèrent bientôt d'apporter quelques modifications au cahier des charges qui avait été approuvé et paru au Moniteur du 20 mai 1836. L'Etat dénonça donc la convention passée entre les parties et procéda à une nouvelle mise en adjudication du projet.

    "Vu notre arrêté du 31 juin dernier, qui accorde aux sieurs de Puydt, Peruez et Lebon, la concession du chemin de fer d'entre Sambre et Meuse et de ses embranchements;

    Considérant qu'à raison des modifications demandées par les concessionnaires au cahier des charges de leur entreprise, il y a lieu d'ordonner une réadjudication;

    Sur la proposition de notre ministre de l'intérieur,

    Nous avons arrêté et arrêtons:

    Art. 1er. Notre arrêté du 13 juin 1836, qui accorde aux sieurs De Puydt, Peruez et Lebon la concession du chemin de fer d'entre Sambre et Meuse, est révoqué.

    Art. 2. Il sera procédé à la réadjudication de la concession du chemin de fer susindiqué, sur un nouveau cahier de charges, à arrêter par notre ministre de l'intérieur.

    Notre ministre de l'intérieur est chargé de l'exécution du présent arrêté, qui sera inséré au Bulletin officiel.

Donné à Bruxelles, le 28 décembre 1836..."

(Moniteur Belge du 4 janvier 1837).

    La réadjudication sur  base d'un nouveau cahier des charges eut lieu le 4 avril suivant à midi, à l'hôtel du ministère situé rue de la Loi à Bruxelles.

(Moniteur Belge du 12 mars et 1er avril 1837).

    Il s'en suivit que les concessionnaires primitifs restèrent les seuls soumissionnaires. La décision parut au Moniteur du 14 avril 1837, accompagnée de la transcription du devis et du nouveau cahier des charges.

                                                                                                                                            (à suivre...)

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