19/05/2007

"Quelques mises au point."

    "Rétrospectivement, il peut être ajouté que le Couvent dont il est question (à ne pas confondre avec celui du Champ-Bourdon, qui compta tant de victimes de la Déportation en 1944) fut occupé massivement par les Allemands, le dernier mois de la guerre.

    Dans le livre "Walcourt à Quatre Vents", édité en 1970, il est question du combat aérien qui, la veille de l'Armistice, eut lieu au-dessus du pays. L'un des deux Anglais fut tué, tandis que l'autre, fait prisonnier, fut précisément conduit au couvent de Thy-le-Château. Le lendemain, jour de l'Armistice, il fut remis en liberté et put aller assister à l'enterrement de son camarade. Il n'avait alors rien d'autre à faire, en attendant l'armée anglaise, que de retourner au couvent, où il fut hébergé. C'est à son retour de l'enterrement que, souvenir personnel, Charles Despicht eut avec lui une conversation en anglais.

    Concernant l'histoire de ce Monsieur Roussel, une récente communication de Mme Fanuel-Ruelle, actuel Bourgmestre de Thy-le-Château, fournit tous les renseignements sur les Lensois décédés à Thy-le-Château durant cette dure période. En voici la liste:

  • Legrand François le 29.03.1917
  • Levillain Jean-Baptiste le 06.04.1917
  • Roussel Albert le 12.04.1917
  • Caffart Amérine, épouse Hemel le 11.05.1917
  • Gaspard Louis le 11.06.1917
  • Schratz Joseph le 15.06.1917
  • Guillemand Cyrille le 09.07.1917
  • Damez Alexandre le 30.07.1917
  • Boutreau Joseph le 04.09.1917
  • Domarbe Emile le 10.09.1917
  • Vandewalle Laurence le 21.01.1918

(lettre du 12 mars 1971)

    La commune de Thy-le-Château souffrit lors de la dernière guerre, à cause de l'imprudence de la présence de munitions dans le quartier de l'église. Les Allemands bombardèrent ces munitions et l'église fut détruite ainsi que 18 maisons. La description de l'ancienne église qui d'ailleurs comptait trois nefs, agrandie entre les deux guerres en largeur représente un point d'histoire. L'auteur de ces lignes se souvient bien de la peinture qui se trouvait sous l'autel de Saint-Joseph, qu'il a bien examinée à l'époque, à peu près certain qu'elle revêtait un caractère ésotérique (construction du tétraèdre)

    Au cours de la seconde guerre mondiale, Walcourt, localité proche, recueillit, près de la Basilique, les corps de 24 soldats français, qui y demeurèrent plusieurs années avant le retour des cendres en France."

                                                                                                                                   (à suivre...)

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