17/05/2007

Thy-le-Château en 1917

    « L'auteur de ces lignes devait demeurer à Thy-le-Château jusqu'au 3 décembre 1918, sauf pendant une courte période (du 4 novembre au 12 décembre 1917). Il eut l'occasion de bien connaître le pays et son histoire. (Il en a écrit une monographie en 1968, pour le cinquantième anniversaire de l'Armistice).

    La localité fut rapidement envahie au début de la guerre par les troupes allemandes qui épargnèrent ce lieu, contrairement à Laneffe, Pry, Walcourt qui connurent des incendies. Mais une partie de la population s'était enfuie en France, rassemblée par la suite en Normandie par le patron des laminoirs qui remonta une usine de fers à cheval pour l'armée, en utilisant un procédé, alors récent, de récupération. Les deux usines étaient pratiquement fermées, et bientôt, elles allaient être dynamitées par les Services allemands collectant de la ferraille pour leur industrie de guerre (1917). A l'époque de l'arrivée des Lensois, Thy-le-Château comptait déjà des chômeurs de tout rang qui vivaient comme ils pouvaient. Les plus étoffés fournirent les cadres dont il est question pour les gens qui, eux, justement n'étaient accompagnés d'aucune de ces autorités lensoises du Centre de la ville non encore évacué.

    Deux mois plus tard, il s'est trouvé, au contraire que les derniers lensois, parqués au-delà de la Meuse, notamment en plusieurs villages abandonnés par leurs autorités belges, eurent un genre d'existence quelque peu différent.

    Chose étonnante. Quelques personnes de Thy-le-Château qui s'étaient enfuies en 1914, ayant connu en France pas mal de difficultés, à l'annonce du fait que Thy-le-Château avait été préservé, étaient revenues via la Suisse et l'Allemagne, en 1915, au moment où les occupants pratiquèrent une politique de relative douceur à l'égard des Belges. Explication de la différence de traitement avec celui des départements français occupés. (Poste, chemin de fer, tabac, etc.). »

                                                                                                                                     (à suivre...)

Les commentaires sont fermés.