15/05/2007

Un second projet.

    Moins d'un an après le dépôt d'un premier projet par  MM. Pirmez et consorts, un second fut proposé et  le journal "L'Eclaireur", dans son édition n°131 de 1836, commentait l'événement en ces termes:

    "Namur 13 mai.

    Projet d'un nouveau chemin de fer de Charleroy à la Meuse.

    L'une des branches partirait de Couillet, passerait à Moulin et arriverait par la vallée de la Molignée en face d'Yvoir; la seconde passerait par Morialmé, Florennes, redescendrait le vallon de la Chinelle par Franchimont jusqu'à Romedenne, ensuite la rivière d'Hermeton pour arriver à la Meuse et suivre cette vallée jusqu'à Namur après s'être jointe à la première branche."

    La semaine suivante, dans son n°136, le même journal donnait son appréciation sur ce projet:

    "Namur 20 mai.

    L'avantage principal du projet de chemin de fer paru dans le journal "L'Eclaireur" n°131 du 13 mai, est que ce chemin de fer resterait complètement en Belgique contrairement au projet antérieur où la ligne rejoint la Meuse en France par Vireux (journal "L'Eclaireur" n°238 du 06 octobre 1835)."

    Il s'agissait cette fois d'un projet conçu par M. Splingard, domicilié à Marcinelle. Les documents s'y rapportant furent déposés, de même que pour le premier, à Mons et à Namur, du 1er juin au 1er août 1836.

    Ce chemin de fer devait âtre construit à simple voie, avec des gares d’évitement et avec un écartement entre les voies de 1,40 mètres. Le concepteur du projet estimait que la dépense nécessaire à la construction, y compris les intérêts du capital d’exécution pendant la durée des travaux, s’élèverait à 7.500.000 francs.

    Cinq mois plus tard, le même Splingard revoyait sa copie à la baisse et présentait la nouvelle mouture de son projet à la consultation populaire. Un avis fut inséré dans le journal officiel:

   "Projets de chemins de fer de la Sambre à Oret et de Florennes à la Meuse.

    Le ministre de l'intérieur informe que les plans et autres pièces composant les deux projets de chemins de fer de la Sambre à Oret et de Florennes à la Meuse, de la construction desquels le sieur Splingard propose de se charger, moyennant la concession de péages à y percevoir, seront déposés, conformément aux dispositions de l'arrêté royal du 18 juillet 1832, aux hôtels des gouvernements provinciaux, à Mons et à Namur, pendant l'espace d'un mois, depuis le 1er novembre prochain jusqu'au 1er décembre suivant.

    La dépense de construction, en y comprenant les intérêts du capital d'exécution pendant deux ans, est respectivement évaluée à fr. 2,114,927, et à fr. 3,000,000 pour les chemins de fer projetés de la Sambre à Oret et de Florennes à la Meuse."

                                                                                                                                    

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