14/05/2007

La légende du cheval Bayard

Dinant rocher Bayard aquarelle    Quatre cavaliers sur un cheval chevauchaient à travers l'Ardenne en nourrissant l'espoir d'être, un jour, adoubés chevaliers par le grand empereur Charlemagne.

    Pour leur malheur, Bertholet, neveu de l'empereur, s'en était pris à Renaud, le moquant, l'injuriant parce qu'il avait l'air doux et paisible et qu'il avait l'aspect un peu rustre des paysans ardennais, qu'il n'était pas affiné et bien-disant comme ceux qui fréquentaient la cour de l'empereur à Aix-la-Chapelle.

    Renaud avait cogné, cogné dur même et il avait donné une bonne correction à cet avorton outrecuidant.

    L'empereur, dans sa colère, avait fait des quatre frères des proscrits. Renaud, Guiscard, Richard et Allard, les frères au grand coeur, eux qui allaient lui offrir leurs bras et leur coeur fidèle d'Ardennais, victimes de l'injustice, durcis dans leur orgueilleuse soumission devaient maintenant fuir dans la nuit, juchés sur leur fidèle destrier.

    On disait que la force de son sabot puissant, s'appuyant sur la roche, pour un élan, y laissait son empreinte ou la fendait. Après chacun de ses bonds prodigieux, Bayard, doté d'une force nouvelle, repartait, laissant l'ennemi devant l'obstacle infranchissable.

    Un jour que tous quatre chevauchaient sur les hauteurs de Dinant, Allard, qui occupait la dernière place sur la croupe de l'animal, aperçut une armée de soldats lancés à leur poursuite. Renaud éperonna leur cheval Bayard, qui se mit à galoper, caracoler dans la plaine qui s'offrait à lui.

     Quatre cavaliers sur un cheval chevauchaient à travers l'Ardenne en nourrissant l'espoir d'être, un jour, adoubés chevaliers par le grand empereur Charlemagne.

    Pour leur malheur, Bertholet, neveu de l'empereur, s'en était pris à Renaud, le moquant, l'injuriant parce qu'il avait l'air doux et paisible et qu'il avait l'aspect un peu rustre des paysans ardennais, qu'il n'était pas affiné et bien-disant comme ceux qui fréquentaient la cour de l'empereur à Aix-la-Chapelle.

    Renaud avait cogné, cogné dur même et il avait donné une bonne correction à cet avorton outrecuidant.

    L'empereur, dans sa colère, avait fait des quatre frères des proscrits. Renaud, Guiscard, Richard et Allard, les frères au grand coeur, eux qui allaient lui offrir leurs bras et leur coeur fidèle d'Ardennais, victimes de l'injustice, durcis dans leur orgueilleuse soumission devaient maintenant fuir dans la nuit, juchés sur leur fidèle destrier.

    On disait que la force de son sabot puissant, s'appuyant sur la roche, pour un élan, y laissait son empreinte ou la fendait. Après chacun de ses bonds prodigieux, Bayard, doté d'une force nouvelle, repartait, laissant l'ennemi devant l'obstacle infranchissable.

    Un jour que tous quatre chevauchaient sur les hauteurs de Dinant, Allard, qui occupait la dernière place sur la croupe de l'animal, aperçut une armée de soldats lancés à leur poursuite. Renaud éperonna leur cheval Bayard, qui se mit à galoper, caracoler dans la plaine qui s'offrait à lui.

    Soudain, il trouva devant lui une faille immense dans le sol, un sillon large au fond duquel coulait la Meuse. Aucune autre issue, il fallait passer. Renaud enfonça ses éperons dans les flancs du fidèle Bayard qui prit son élan et frappa le rocher de ses sabots. Ses jarrets contractés se détendirent et tels une catapulte le lancent dans un bond prodigieux.

    Tout à coup, un choc sourd: ils atterrissent. Le fleuve est derrière eux et oh! Merveille! Un monolithe dressait sa pyramide vers le ciel, détaché de la paroi rocheuse par l'élan du coursier.

Dinant 2004 vert 02 Bayard & attelage    En ce temps-là, c'était une merveille de les voir: ils allaient à travers tout, par dessus les haies et les rivières, comme l'ouragan. Ils n'avaient peur de rien! Ils attaquaient un contre cent et galopaient sans trêve, d'un bout de l'Ardenne à l'autre.

    Les émissaires, les éclaireurs et les patrouilles de Charlemagne ne laissaient aucun répit aux quatre frères, obligés de fuir sans cesse, si bien qu'un jour, ils se rendirent et firent soumission à l'empereur.

    Renaud prit le bâton du pèlerin et partit en Terre Sainte, tandis que leur fier destrier fut noyé dans la Meuse à Liège. On lui attacha une grosse pierre autour du cou et on le précipita dans les flots du fleuve du haut d'un pont. Il coula à pic, mais d'un coup de collier désespéré, il fit rompre le lien qui l'attachait à la pierre, remonta sur la berge et s'en alla à la recherche de ses maîtres.

    D'est en ouest, du nord au sud, de castel en clairière, par les forêts et les plateaux, de la Meuse à l'Amblève, de l'Amblève à la Semois, à travers l'Ardenne wallonne toute entière, il galopait dans la nuit, hennissait de désespoir. C'était ce hennissement lugubre et désespéré qui faisait mugir les forêts flagellées par l'ouragan et frissonner les coeurs au fond des chaumières, devant les bûches de l'âtre rallumé à l'automne.

Dinant 2004 vert 03 Bayard & barques   Soudain, il trouva devant lui une faille immense dans le sol, un sillon large au fond duquel coulait la Meuse. Aucune autre issue, il fallait passer. Renaud enfonça ses éperons dans les flancs du fidèle Bayard qui prit son élan et frappa le rocher de ses sabots. Ses jarrets contractés se détendirent et tels une catapulte le lancent dans un bond prodigieux.

    Tout à coup, un choc sourd: ils atterrissent. Le fleuve est derrière eux et oh! Merveille! Un monolithe dressait sa pyramide vers le ciel, détaché de la paroi rocheuse par l'élan du coursier.

    En ce temps-là, c'était une merveille de les voir: ils allaient à travers tout, par dessus les haies et les rivières, comme l'ouragan. Ils n'avaient peur de rien! Ils attaquaient un contre cent et galopaient sans trêve, d'un bout de l'Ardenne à l'autre.

    Les émissaires, les éclaireurs et les patrouilles de Charlemagne ne laissaient aucun répit aux quatre frères, obligés de fuir sans cesse, si bien qu'un jour, ils se rendirent et firent soumission à l'empereur.

    Renaud prit le bâton du pèlerin et partit en Terre Sainte, tandis que leur fier destrier fut noyé dans la Meuse à Liège. On lui attacha une grosse pierre autour du cou et on le précipita dans les flots du fleuve du haut d'un pont. Il coula à pic, mais d'un coup de collier désespéré, il fit rompre le lien qui l'attachait à la pierre, remonta sur la berge et s'en alla à la recherche de ses maîtres.

    D'est en ouest, du nord au sud, de castel en clairière, par les forêts et les plateaux, de la Meuse à l'Amblève, de l'Amblève à la Semois, à travers l'Ardenne wallonne toute entière, il galopait dans la nuit, hennissait de désespoir. C'était ce hennissement lugubre et désespéré qui faisait mugir les forêts flagellées par l'ouragan et frissonner les coeurs au fond des chaumières, devant les bûches de l'âtre rallumé à l'automne.

                                                                                                                                 

20:35 Écrit par Bob dans Légendes | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : dinant |  Facebook |

Commentaires

Attention, répétition de paragraphes complets... Tu ne l'as sans doute pas remarquer, Bob, mais il y a des répétitons de 2 paragraphes complets dans cette légende.
1. Au 8e paragraphe : de "Pour leur malheur..." jusque "Plaine qui s'offrait à lui."
2. Idem pour les 6 derniers paragraphes. Soit de "Soudain, il trouva devant lui une faille..." jusque "rallumé à l'automne."
Ceci n'est pas bien grave mais ton texte y gagnerais à être rectifier. Amitiés et Bonne Année 2008. Michelle.

Écrit par : michelle | 31/12/2007

tu as toujours pas changé les répétition, on ne comprends rien

Écrit par : amandine | 05/12/2009

c'est bien

Écrit par : giybbbb | 19/11/2010

Merci pour cette riche histoire de la L2gende du cheval Bayard. Touc comme il l'est précisé, il y a répétition du texte. Encore merci et bonne ocntinuation.

Écrit par : Jonhas | 11/04/2013

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