16/04/2007

Les entraves à la libre circulation.

   On comprendra aisément au lu de ce qui précède qu'au cours des premières années qui ont succédé à la Révolution belge de 1830, le trafic des matériaux et des marchandises pondéreuses ne pouvaient s'effectuer que péniblement, à condition d'accéder à ces quelques grands axes dont il vient d'être question dans l'article précédent.

   Il en était de même pour le transport des voyageurs qui devaient emprunter les malles-poste et des diligences tributaires de très nombreux relais. Pour se faire une idée de la pénibilité des voyages à cette époque, il faut se représenter qu'un voyageur voulant se rendre de Bruxelles à Arlon voyait son parcours ponctué de pas moins de 24 arrêts, appelés arrêts de poste.

Villers Poterie rte de Gerpinnes TB gr   En Entre-Sambre-et-Meuse toutes les routes étaient, à cette époque tributaires des barrières, dont le produit de la recette pour le droit de passage était affecté à l'entretien de la route à emprunter. Le principe était le suivant: un poteau indiquait l'arrêt, appelé "barrière" où tout véhicule attelé était tenu de s'arrêter. Le fermier de la barrière percevait alors du conducteur du véhicule un droit fixé par les tarifs, en fonction de la composition de l'attelage et du nombre de paires de roues des voitures. Les barrières ne furent supprimées des routes de l'Etat qu'au 01/01/1867 parce qu'elles constituaient une entrave à l'industrie et au commerce. Les routes provinciales les conservèrent un petit temps encore, puis il ne resta plus que les routes concédées jusqu'à ce que l'Etat parvienne à les reprendre à son compte. La dernière barrière de la province de Namur, située à Brûly-de-Pêches, ne fut supprimée qu'en septembre 1910! A cette époque, elle rapportait encore 80 francs l'an.

                                                                                                                                   

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