15/04/2007

Etat des lieux du réseau routier.

2Romerée route de Sart en Fagne   En 1830, le réseau routier de l’Entre-Sambre-et-Meuse était donc plus que rudimentaire et était constitué principalement de ce qui subsistait des anciennes chaussées romaines et de leurs diverticules, souvent en très mauvais état du fait du manque d’entretien. Quelques routes plus récentes datant de l’époque autrichienne et hollandaise étaient venues s’y ajouter. Il est à noter que durant la période française aucune nouvelle route ne fut tracée.

 

   Au nombre de ces nouvelles routes, on retiendra notamment :

  • La route de première classe reliant Bruxelles à Givet via Namur, Dinant, Falmignoul et Heer dont la construction s'étendit de 1782 à 1827.
  • La route de première classe Ostende - Luxembourg dont le premier tronçon, long d'un peu plus de 10 km entrant en province de Hainaut et passant par Silenrieux atteignit Philippeville en 1829. La partie comprise entre Philippeville et Dinant, longue d'environ 27 kilomètres était achevée depuis 1827. Le dernier tronçon parcourant la province de Namur entre Dinant et Neufchâteau, via Celles, de même longueur fut commencée en 1829 et terminée en 1835.
  • La route de seconde classe reliant Louvain à Marche en passant par Leuze, Champion, Namur, Sinsin et Hogne datant de 1728, sous le régime autrichien et qui était entèrement pavée entre Namur et Louvain.
  • La route de Dinant vers Liège, via Ciney datant de 1770 et dont la portion comprise entre Dinant et Achêne n'était toujours pas entièrement terminée en 1830.
  • La route de Charleroi à Rocroy, en passant par Philippeville développant un peu plus de 45 kilomètres et qui fut construite en trois tronçons: le premier de Charleroi à Philippeville datant de 1819; celui de Philippeville à Mariembourg construite entre 1816 et 1824 et le dernier teminé en 1824.
  • La portion de la route de Charleroi à Tirlemont via Fleurus entre Charleroi et Sombreffe.
  • La portion de Chimay vers Coucin dont la partie namuroise fut construite en 1830, puis prolongée jusqu'à la jonction avec le chemin vicinal de Bournonville en 1831, pour atteindre Chimay en 1835.
  • La route de Namur vers Nivelle datant de 1764.

   A ces routes on pouvait encore ajouter moins de 10 kilomètres de routes provinciales. toutes ces routes étaient empierrées. A celles-ci il fallait ajouter les routes vicinales, qui elles présentaient un état déplorable, peu praticables et qui rendaient les communications entre les différents grands centres à peu près impossibles la plupart du temps et constituaient un frein à la propagation de la civilisation dans les villages et les campagnes. Ces chemins vicinaux n'étaient la plupart du temps que des chemins de terre, étroits et encaissés et bordés de hautes haies creusés d'ornières profondes servant également à l'écoulement des eaux et qui n'étaient praticables à l'industrie agricole que durant les meilleurs mois de l'année.

action rte Ligny Denée   La construction de quelques routes fut également confiée à un entrepreneur ou à un groupme, avec charge de les entretenir et de les améliorer. Le concessionnaire percevait en contre partie le produit du péage à son profit. Les concessions étaient attribuées par adjudication. On retiendra parmi celles-ci celles reliant:

  • Denée à Ligny terminée en 1843;
  • Eghezée à Taviers, construite en 1835;
  • Mettet à Gougnies, construite en 1844;
  • Wainage à Velaine, construite en 1841;
  • Denée à Anthée;
  • Acoz à Florennes;
  • Branchon à Forville.

                                                                                                                                  

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