14/04/2007

L'Entre-Sambre-et-Meuse à la fin du XVIIIe S.

   Il est prouvé que la présence d’un réseau de communication bien développé est une des conditions indispensables à la croissance économique d’une région, voire de tout un pays.

 

2Mariembourg Pt Napoléon   Or les terres qui allaient constituer en 1830 la jeune Belgique, et plus particulièrement celles situées entre la Sambre et la Meuse avaient subi au cours des siècles le passage incessant d’envahisseurs et étaient devenues le champ de bataille privilégié des différentes puissances en présence. Les périodes de répit que les autochtones trouvaient entre les traversées de ces vagues de soldats qui saccageaient les cultures, réquisitionnaient bétail et provisions, pillaient les villages et rançonnaient les populations, ils les consacraient à remettre en état les anciennes voies de communications et à relancer l’industrie traditionnelle.

 

  Les autorités successives, autrichiennes, françaises et finalement hollandaises, au cours de leurs plus ou moins longues périodes de domination, avaient également entrepris des travaux en vue de remédier à la médiocrité du réseau routier ou des voies navigables.

 

1Matagne la Petite rue de la Fontaine 2   Malgré ces projets plus ou moins aboutis, le transport des marchandises toujours difficile restait un obstacle important à la croissance et au développement de l’économie dans l’Entre-Sambre-et-Meuse, d’autant plus qu’aucune rivière au tirant d’eau suffisant pour permettre la navigation ne la traversait. Les routes n’autorisaient pour la plupart qu’un trafic lent et irrégulier, voire dangereux, et de ce fait très onéreux, tant pour le trafic des marchandises que les voyageurs. Les matières premières manquantes et les produits finis devaient être tractés par des bœufs ou des chevaux, souvent conduits par des fermiers qui trouvaient là une source de revenus appréciable durant la morte saison, lorsque la pluie ou le mauvais temps ne rendaient pas la plupart des chemins boueux et impraticables au charroi. D’autre part, les quelques routes nouvellement construites avaient été concédées à des entrepreneurs qui prélevaient un péage qui grevait lourdement les frais de transport.

                                                                                                                              

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