05/12/2007

Les oeuvres de Pierre de Grauw au monastère d'Ermeton-sur-Biert

ermeton St_Michel    Plusieurs oeuvres de Pierre de Grauw sont conservées dans la chapelle du monastère d'Ermeton-sur-Biert.

    L'artiste Pierre de Grauw est né à Utrecht, aux Pays Bas, le 03/12/1921. Dès son plus jeune âge, il s'adonna à la sculpture et à la peinture en autodidacte. Admirateur de Charles Eqck et de Otto Van Rees, il a réalisé ermeton Rampede nombreuses commandes pour les églises de son pays, tout en poursuivant ses études de philosophie et de théologie.

    Envoyé en France, en 1950, par l'ordre des Augustins, dont il fit partie jusqu'en 1975, il s'est adonné plus particulièrement à la sculpture et étudia le dessin au centre d'Arts sacré de Paris sous la direction de Jacques Le Chevalier. Il fréquenta, entre autres, les ateliers de René Leleu et de Bernard Mougin. Ses sujets de prédilection sont, le plus souvent, ceux que lui inspirent des passages de la Bible, qui place dans une perspective humaniste et philosophique.

    En 1983, il devint professeur de sculpture aux Ateliers d'arts plastiques de Bagneux.

                                                                                                                                   (à suivre...)

04/12/2007

La communauté monastique d'Ermeton-sur-Biert

ermeton Nd    La communauté des Soeurs d'Ermeton-sur-Biert a été fondée à Bruxelles en 1917 par dom Vandeur de Maredsous et c'est le 25 mars 1922 que Mgr Heylen, évêque de Namur, érigeait canoniquement le premier monastère des soeur établi, à cette époque, à Wépion. La cinquantaine de soeurs que comptait à cette époque la communauté vinrent s'établir à Ermeton en 1936. La communauté est affiliée à la Congrégation bénédictine de l'Annonciation de Maredsous. Elle compte actuellement 22 moniales issues de sept nationalités différentes.

ermeton Vitrail    Selon les préceptes de la Règle de Saint-Benoît, les soeurs s'adonnent, non seulement à la prière, mais également au travail manuel. Elles contribuent de cette manière au financement de l'entretien des bâtiments et au soutien de leurs oeuvres. Elle s'adonnent donc à des travaux de reliure, à la reproduction et impression électronique, à des travaux de vannerie, à la fabrication de cierges artisanaux, la confection de cartes à partir de fleurs séchées récoltées dans les environs du château et à la vente de bas-reliefs en étain à figuration biblique.

    Une librairie offre aux visiteurs tout un choix de livres à caractère religieux.

    Tout au long de l'année, la communauté offre à tout un chacun la possibilité de venir se ressourcer, seul ou en groupe. Elle propose aussi des rencontres d'initiation à la Bible et de formation chrétienne.

    Le monastère d'Ermeton-sur-Biert est encore à l'origine de la fondation de deux autres monastères, l'un situé en Allemagne, à Steinfeld, en 1951; l'autre en 1957 à Ahuatepec, au Mexique.

                                                                                                                                        (à suivre...)

03/12/2007

Le monastère d'Ermeton-sur-Biert

Un peu d'histoire.

ermeton Facade ND    L'ancien manoir seigneurial d'Ermeton-sur-Biert date du début du XIVe siècle et était la propriété de la famille de Bossoit. Celui-ci passe ensuite aux mains de la famille de Toisoulle en 1431, puis de Wetz, par alliance en 1558.

    En 1595, le manoir est revendu à Jean de Waha, qui fera reconstruire la grange qui avait subit un incendie.

    En 1612, le maître de forges Richard Godart rachète la propriété et fait raser le vieux château pour pouvoir faire construire le bâtiment actuel entre 1625 et 1630. Il y adjoint une chapelle castrale en 1632. Celle-ci restera sous la dépendance de la paroisse de Furnaux, jusqu'en 1857.

    Le castel passe aux mains du fils, Pierre Godart, puis du petit-fils Richard Godart. Ce dernier, à son décès en 1668 sera enterré dans la chapelle castrale avec son épouse, décédée en 1701.

Ermeton ND Ouest    Le bien passera ensuite, en 1735, aux de Flaveau par alliance. C'est Jacques de Flaveau qui fit réaliser de gros travaux en 1749, comme le prouve le blason du porche. A partir de ce moment, le château ne sera plus occupé par les propriétaires, mais hébergera des fermiers.

    Le XIXe siècle voit arriver les de Spangen, puis les Mérode suivis de Charles Grimaldi, Prince monégasque. Le domaine est ensuite acheté par Alexis de Thomaz en 1855 et sera occupé par son beau-fils Henri de Moreau.

    En 1887, le château passe aux Villermont qui apportent des transformations à l'aile ouest. Il sera encore racheté, en 1927, par Adelin d'Oultremont, grand maître de la maison des Ducs de Brabant, les futurs souverains Léopold III et Astrid. C'est pour cette raison qu'on pouvait rencontrer Leurs Altesses à Ermeton-sur-Biert effectuant des randonnées ou y pêchant la truite. Il subsiste toujours à Ermeton une pèche royale.

    Enfin, le domaine sera vendu en 1935 à Charles Libbert qui le louera, en 1936, à la Communauté des Soeurs bénédictines, affiliée à la Congrégation bénédictine de l'Annonciation. Ces dernières achèteront le bien en 1942.

Ermeton chapelle    Des aménagements furent apportés au bâtiment: deux étages de chambres furent ajoutés et une nouvelle chapelle fut construite en 1954.

    Cette chapelle, restaurée en 1992 abrite les oeuvres du sculpteur français Pierre de Grauw. On peut toujours admirer l'ancienne chapelle castrale de 1632 et un donjon subsistant du XIVe siècle; le porche d'entrée, restauré en 1749 et 1784, ainsi que la tour carrée mosane.

                                                                                                                                         (à suivre...)

19/11/2007

Randonnée Vers l'abbaye de Maredsous?

maredsous colorisé
    L'abbaye de Mardesous peut être un joli but de promenade et assurément un lieu de dégustation pour qui apprécie leurs célèbres tartines de fromage arrosées d'une bonne bière d'abbaye.
 
 
 

 

 

Visites:

    Les locaux où travaillent et résident les moines ne sont pas accessibles au public, à savoir la clôture, l'école abbatiale, les ateliers d'art, les locaux administratifs, la boulangerie, les ateliers d'entretien, la fromagerie et la bibliothèque.

L'abbatiale est accessible en permanence.

        Horaire des offices:

·         messe chantée à 12h00 (10h00 le dimanche)

·         vêpres à 18h30 (16h00 le dimanche).

Le centre d'accueil est ouvert de 9 à 18h00 (de 8 à 19h00 le dimanche).

Le Centre Grégoire Fournier accueille de mai à août des expositions scientifiques sur des thèmes variés. Pendant les mois d'été, des expositions culturelles sont organisées dans les locaux voisins.

Aucune visite guidée n'est organisée.

 

Adresse:

Abbaye de Maredsous , 11 rue de Maredsous à 5537 Denée

Tel.: 082/61.52.48.

                                                                                                                                           FIN

16/11/2007

La famille Hemptinne et Maredsous

    Le berceau de la famille Hemptinne, c'est ... Hemptinne, près d'Eghezée situé dans l'ancien comté de Namur.

    Le premier de Hemptinne connu portait le prénom d'Eustache et s'est illustré comme bailli du comté de Namur en 1231. Alors que sa profession consistait à rendre la justice, il fonda à cette même époque l'abbaye de Boneffe.

    Petit à petit, entre deux campagnes militaires, la famille étend son territoire, non seulement à Hemptinne, mais également à Merdorp, Jandrain, Jandrenouille, Orp-le-Grand, Jauche, Autre-Eglise.

    Au XVe siècle, les Hemptinne abandonneront les armes et la magistrature et deviendront des gentilshommes campagnards. Plus tard, certains retrouveront leurs premières fonctions. Barons, dans un premier temps, ils seront fait comtes par primogéniture, titre qu'ils ont gardé jusqu'à aujourd'hui.

    En 1815, Félix-Joseph de Hemptinne quitte ses terres namuroises et brabançonnes pour Gand. Il y épouse Henriette Lousbergs et se lance dans l'industrie du textile. Il réussit si bien dans son entreprise qu'on le surnommera le "baron coton". ses descendants poursuivirent son oeuvre, si bien que la branche flamande de la famille devint la plus connue.

    A la même époque, Louis Clément de Hemptinne se distingua dans son fief de Jauche, en représentant, notamment,  l'arrondissement de Nivelles au Congrès national de 1830.

    A la fin du XIXe siècle, deux Hemptinne, frère et soeur, s'illustrent à Maredsous: Hildebrand de Hemptinne, moine bénédictin, fonde la célèbre abbaye de Maredsous avec le concours de la famille Desclée. Il deviendra le premier primat de l'ordre des bénédictins, c'est-à-dire plus communément le "patron" de tous les bénédictins de l'époque.

    Sa soeur, Agnès, quant à elle, dans la foulée, crée à Maredret, à un jet de pierre de l'abbaye des moines, un couvent réservé aux femmes. Elle le financera de ses propres deniers, ce qui lui vaudra de devenir, à 28 ans, la première abbesse des lieux.

                                                                                                                                        (à suivre...)

14/11/2007

Les moines de Maredsous durant la guerre 14-18

Maredsous abbaye 022 montée à l'église    A la veille de la première guerre mondiale, la communauté de Maredsous comptait pas moins de 150 membres. Les Allemands venaient à peine de violer notre neutralité que l’abbé de Maredsous mettait les locaux des deux écoles à la disposition des militaires belges qui y établirent un hôpital militaire. Dans le même temps, une quinzaine de moines s’engageaient à Namur pour accompagner les soldats en campagne comme brancardiers ou comme aumôniers militaires.

    Dans un premier temps, les Allemands furent repoussés par l’armée française sur la Meuse à Dinant en date du 13/08, mais bientôt ils revinrent en force, prirent Namur et franchirent la Meuse et la Sambre. La débandade s’ensuivit avec ses colonnes de réfugiés et de blessés encombrant les routes. En quelques heures, une cinquantaine de soldats belges et français blessés trouvèrent refuge à l’abbaye. Ils y reçurent des soins, tandis que des centaines de réfugiés trouvaient asile dans les bâtiments de la ferme et s’entassaient jusque dans la crypte de l’église.

    Située à l’écart des routes stratégiques, l’abbaye fut ignorée, dans un premier temps, de l’envahisseur, alors que nombre de villes et de villages de la région subissaient la barbarie de ces sauvages qui pillaient, tuaient, brûlaient tout ce qu’ils trouvaient sur leur passage.

    A la même époque, Dom Bernard Gillet, un père de Maredsous, qui remplaçait le curé du village d’Andoy, y trouva la mort, fusillé !

Maredsous abbaye 029 hôtel Belle Vue    On pouvait deviner au loin l’avancée des troupes allemandes par les incendies qu’ils allumaient dans les villages de Tamines, St-Gérard, Ermeton-sur-Biert puis Anthée. Dans le même temps, les moines assuraient l’intendance pour les nombreux réfugiés en distribuant leurs provisions et donnaient les premiers soins aux très nombreux blessés, jusqu’au moment ou les autorités allemandes furent avisées de leur présence et emmenèrent tous ces malheureux dans un camp de prisonnier en Allemagne.

    La ligne 150 n’étant plus desservie par les trains durant toute la durée de l’occupation, les moines durent se résoudre à laisser fermé l’internat du collège. Au début de 1917, les Allemands démontèrent même les voies de la ligne.

Maredsous abbaye 013 cimetière moines    En représailles pour l’assistance que les moines avaient apportée aux soldats alliés cachés dans les bois environnants, six religieux furent déportés en Allemagne. Durant ce temps, une douzaine d’entre eux continuaient à assurer leur engagement en temps que brancardiers ou aumôniers sur le front de l’Yzer. L’un d’entre eux tomba sous les balles ennemies le 03/05/1916 et deux autres y furent grièvement blessés.

    L’internat rouvrit ses portes dès la signature de l’armistice, puis ce fut le tour de quelques ateliers en 1919, à l’exception de l’école des Métiers d'Art.

                                                                                                                                        (à suivre...)

13/11/2007

La bibliothèque de l'abbaye de Maredsous

    La bibliothèque de Maredsous fut créée en 1872, dès la création de l'abbaye.

Maredsous anc bibl    Dans un premier temps, la collection de livres fut installée dans une immense pièce à galeries, puis, vu le volume à préserver, elle fut transférée en 1947 dans un nouveau bâtiment. Celui-ci renferme un magasin à livres s'échelonnant sur cinq étages, une salle de lecture, un local de fichiers, des bureaux, une "réserve précieuse" renfermant nombre de manuscrits, incunables et livres anciens, divers cabinets où les moines préservent des estampes, monnaies, médailles et pièces précieuses. Une partie du bâtiment renferme encore les archives de la communauté.

    L'ensemble des volumes conservés à la bibliothèque compte pas moins de 400.000 unités. Le département des sciences religieuses se réserve, bien entendu, le plus grand espace de la bibliothèque. L'abbaye s'était en effet orientée, dès le début, dans la recherche théologique et plus particulièrement dans les écrits des premiers siècles chrétiens et de l'histoire de l'Ordre monastique.

    Avec l'implantation du Collège St-Benoît, les moines ont développé les domaines de la littérature grecque, latine et française et grâce à la présence de l'Ecole de Métiers d'Art, ceux de l'histoire de l'art, de peinture, de la sculpture et de l'architecture.

   La bibliothèque n'est pas ouverte au public, cependant, chercheurs, professeurs, spécialistes ou étudiants peuvent en faire la demande d'accès.

Maredsous Rev bénédictine        Les collections servent avant tout de source de  documentation pour leurs nombreuses publications, notamment la "Revue Bénédictine" accompagnée de son "Bulletin d'histoire bénédictine" et la "Lettre de Maredsous".

    Le premier numéro de la "Revue Bénédictine"   parut en 1884. La Revue s'adresse à un public averti: ses champs de recherche sont l'histoire monastique, l'ancienne liturgie latine et les textes des premiers penseurs chrétiens d'Occident. Elle paraît deux fois par an et totalise quelque 600 pages. La collaboration est internationale et chacun publie sa contribution dans sa langue maternelle. Elle est diffusée dans une cinquantaine de pays. Cinq moines de Maredsous y consacrent leur temps de travail.

Le Centre Informatique et Bible y puise également les éléments permettant de réaliser leurs travaux autour de la Bible.

                                                                                                                                         (à suivre...)

22:00 Écrit par Bob dans Abbayes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maredsous, molignee, villages esm |  Facebook |