30.01.2008
Déclarés non coupables
Il s’ensuivit le verdict de la quarantaine des personnes qui participaient à la « collecte » des céréales et que les forces de l’orde étaient parvenues à identifier :
"Vu la Déclaration du jurÿ portant : que
1° Marguerite Joseph Bastin dite Guerite femme Gauthier, domiciliée à Berzée ;
2° Joseph Berton scieur de long, domicilié à Berzée ;
3° Alexis Canivet, laveur de mines, domicilié à Berzée ;
4° Eloi Joseph Canivet dit Mouchon, ouvrier-mineur, domicilié à Berzée ;
5° Emilie Vénérande Canivet, dite Vénérande Jean Lallemand, journalière, domiciliée à Berzée ;
6° Constant Alexandre Canivet, ouvrier-mineur, domicilié à Berzée ;
7° Hubert Joseph Canivet, journalier, domicilié à Berzée ;
8° Norbert Canivet, ouvrier-mineur, domicilié à Berzée ;
9° Auguste Canivet, journalier à Berzée ;
10° Pierre Joseph Cogniaux, cloutier, à Cour-sur-Heure ;
11° Benoît Joseph Delcroix, journalier à Gourdinne ;
12° Anastis Deliant épouse Coulon, ménagère à Berzée ;
13° Eloi Joseph Delmarche, dit Tintin, ouvrier-mineur à Berzée ;
14° Marie Delmarche épouse Jacques, ménagère à Berzée ;
15° Catherine Demoulin dite Tège, ménagère à Cour-sur-Heure ;
16° Célestin Demoulin, laveur de mines à Cour-sur-Heure ;
17° Alexandre Joseph Forthomme, laveur de mines à Berzée ;
18° Alphonse François, ouvrier de fourneau à Berzée ;
19° Alexandre Hanzenne, journalier à Berzée ;
20° François Hanzenne, journalier à Berzée ;
21° Marie Thérèse Caroline Navaux épouse Antoine Piret, ménagère à Gourdinne ;
22° François Labillois, dit Demareie, cloutier à Cour-sur-Heure ;
23° Godfroid Marche, dit God, ouvrier mineur à Berzée ;
24° Augustin Masset, journalier à Berzée ;
25° Ferdinand joseph Hubert Masset, ouvrier mineur à Berzée ;
26° Alexandre Joseph Masset, dit Nivette, cabaretier à Berzée ;
27° Clémence Joseph Meunier, journalier à Berzée ;
28° Jean Joseph Meurdinelhs, dit Mulus et Cécile, ouvrier-mineur à Berzée ;
29° Charles Joseph Noël, ouvrier-mineur à Berzée ;
30° Nicolas Joseph Pimparet, ouvrier-mineur à Berzée ;
31° Léopold Pimparet, ouvrier-mineur à Berzée ;
32° Michel Piron, journalier domicilié à Thy-le-Château ;
33° Augustin Quertinmont dit Feron, ouvrier-mineur à Berzée ;
34° Xavier Joseph Robert, dit Marchaux, extracteur de mines à Berzée ;
35° Augustin Rousselet, journalier à Berzée ;
36° Florimond Sappart, ouvrier mineur à Berzée ;
37° Florentin Tassin, dit Tautin, ouvrier de fourneau à Berzée ;
38° Désiré Tassier, maçon à Ham-sur-Heure ;
39° Désiré Joseph Thiriaux, journalier à Gourdinne ;
40° Nicolas Joseph Verlÿ, dit Jules, fourneleur à Thy-le-Château ;
41° Modeste Joseph Yernaux dit Coriën Cultivateur à Berzée ;
42° Florentine Everard femme Yernaux, ménagère à Berzée ;
ne sont pas coupables d’avoir, le dix mars dernier dans les communes de Berzée, Rognée, Castillon-Mertenne et Thy-le-Château dans les maisons habitées par Noël Joseph Bodart, Nicolas Lebrun, Alexandre Hubert, François Hubert, Florent Hubert, Henri-Isidore Martin, Etienne Mélard, Augustin Noël, Joseph Leroy, françois Haverland, Amélie Goblet, et par les frères Denis, en réunion ou bande, avec d’autres individus demeurés inconnus, et à force ouverte, commis le pillage des grains ou denrées, reposant dans ces maisons et appartenant aux mêmes Noël joseph Bodart, Nicolas Lebrun, Alexandre hubert, françois Hubert, Florent Hubert, Henri-Isidore martin, Etienne Mélard, Augustin Noël, Joseph Leroy, françois Haverland, Amélie Goblet et aux frères Denis, ni au moins d’être complices de ces crimes, pour avoir, avec connaissance, assisté l’auteur ou les auteurs, dans les faits qui les ont facilités, préparés ou conformés.
Déclarons en vertu des pouvoirs qui nous sont délégués par l’article 358 du Code d’instruction Criminelle, que tous les prénommés sont acquittés des dites accusations.
Ordonnons qu’ils soient mis sur le champ en liberté s’ils ne sont retenus pour autre Cause.
Fait au Palais de Justice à Namur, le dix-sept août 1840 sept."
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29.01.2008
Les deux premiers verdicts
Pour la province de Namur, pas moins de 45 personnes furent interpellées et jugées par la Cour d’Assises de Namur en date du 17 août 1847 séparés en deux groupes (3 et 42) pour ce qui concerne les charges qui étaient retenues contre elles. Ce jour-là, tous les témoins partirent de bon matin, en bande pour aller prendre le train de Namur en gare de Couillet. En effet, la ligne Walcourt – Charleroi ne sera ouverte que deux ans plus tard. Voici la retranscription des deux premiers verdicts :
« La Cour d’Assises de la Province de Namur, séant à Namur e rendu l’arrêt suivant :
Entre
Le Procureur du Roi, près le tribunal de 1ère instance séant à Namur remplissant les fonctions de Procureur général près ladite Cour d’Assise
Et
Gaspard Désiré Dubois, âgé de 32 ans, menuisier, né à Lobbes domicilié à Berzée :
La Cour
Ouï le Ministère public et le Conseil de l’accusé en leurs conclusions ;
Attendu que le fait de pillage prévu par l’article 440 du Code Pénal, constitue un crime sui generis ; que ce crime n’existe que par le concours des circonstances de réunion ou bande et de force ouvert qui en sont les éléments constitutifs :
Attendu que le jurÿ a écarté la Circonstance de force ouverte et que, dès lors, il n’existe pas de fait punissable, déclaré Constant dans l’espèce ;
Par les motifs
La Cour déclare qu’il n’y a pas lieu de délibérer sur la déclaration affirmative du jurÿ à la simple majorité rendu contre l’accusé Désiré Dubois ;
Prononcé en audience publique De la Cour d’Assises à Namur, le dix-sept août 1800 quarante sept. »
Le
« …Entre
Le Procureur du Roi…
Et
1° Gaspard Désiré Dubois, âgé de 32 ans, menuisier, domicilié à Berzée ;
2° Jean Joseph Deliant, âgé de 33 ans, journalier domicilié à Berzée ;
3° Bazile Joseph Wiriaux, âgé de 38 ans, cabaretier, domicilié à Gourdinne ;
Accusés de pillage en réunion ou bande et à force ouverte ;
La Cour
Vu l’article 364 du Code d’instruction Criminelle et l’arrêt de cette Cour en date de ce jour ;
Déclare absous les dits Dubois, Deliant et Wiriaux.
Prononcé … le dix-sept août 1840 sept. »
14:28
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28.01.2008
Un compte rendu tendentieux
On lit aussi dans la « Gazette de Mons » : Quelques troupes ont été détachées de notre garnison, et dirigées hier à trois heures du matin, sur les points de l’arrondissement de Charleroi, où l’ordre public est momentanément compromis."
(à suivre...)
15:25
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27.01.2008
La répression
La situation perdura encore au moins un mois avant que tous les pillards ne soient arrêtés et incarcérés.
(à suivre...)
20:40
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26.01.2008
La révolte

Tenaillée par la faim, la population manifesta son mécontentement en organisant une marche. Le 8 mars 1847, un groupe de villageois parti de Gozée, traversa les villages de Marbais, Marbiseul, Ham-sur-Heure, Cour-sur-Heure, Berzée, Rognée, Mertenne, Clermont pour finalement atteindre Strée. Cette troupe était menée par un tambour et un villageois tenant un chiffon noir attaché à un bâton.
Par contre, si en cours de route, la troupe trouvait porte close, les hommes forçaient le passage et les quelques fois où les fermiers tentèrent de les intimider armés de fusils, ces derniers battirent bien vite en retraite devant l’attitude déterminée de leurs assaillants.
(à suivre...)
14:16
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25.01.2008
Plantons le décor

En 1830, l’agriculture était la première industrie du pays. Son état était plutôt critique et les dix premières années de notre indépendance furent marquées par une hausse du prix des céréales.
Il est évident que, la famine aidant, la situation allait rapidement devenir intenable et la révolte se mit en marche face à la cupidité des fermiers.
(à suivre...)
16:06
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Du temps où l'Entre-Sambre-et-Meuse avait son "Robin des Bois"
J’ai déjà évoqué la crise économique que connut Dans l’Entre-Sambre-et-Meuse, un homme, à la tête d’une bande de « brigands », se mit à rançonner les nantis pour pouvoir procurer du pain aux villageois les plus éprouvés, pris en otage par la cupidité des grands propriétaires terriens. Tel un Robin des Bois dans la forêt de Sherwood, cet homme pourchassé dut se cacher avec ses acolytes dans les bois pour se jouer de la soldatesque lancée à ses trousses.
(à suivre...)
15:20
Écrit par Bob
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